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Voyage
Horlogesà pendule ;
Chaise
d’invin.
port d'ou l’on est parti, Sc le lieu ou se ícroit cettecomparaison.
L’art de {'horlogerie est porté maintenant à un teldegré de perfection, sur-tout en France Sc en Angle-terre, qu’il n’est pas rare de trouver des Horlogesparfaitement isochrones, c’est-à-dire, dont le mouvementest absolument égal & uniforme en tout temps; maisces FI or loges font toutes à poids & à pendule: or, ilne paroît pas que les mouvemens du Vaisseau, presquecontinuels Sc quelquefois très-violens, soient compa-tibles avec la régularité, ou rnême avec le mouvementoscillatoire d’une telle pendule. On a proposé desmachines'pour y remédier. II n’y a pas encore long-temps que M. Irwin en Angleterre, a imaginé unechaise ou une table nommée de son nom , la ChaiseJbwin ; les supports en étoient tellement ména-gés , qu’on croyoit qu’elle ne pouvoit céder auxmouvemens du Navire, Sc que fa surface supérieureresteroit toujours parallèle à l’horizon. Cela posé, unependule placée sur cette chaise ou sur cette table,auroit toujours conservé la même situation, rien n’auroitdérangé son ifochronifme. On auroit pu pareillement,assis fur cette table, observer à i’aise, en employantles meilleures lunettes ou télescopes, Sc avec la plusgrande précision, les éclipses des satellites de Jupiter,Sc d’autres phénomènes célestes, capables de constaterla véritable Longitude du Vaisseau. II faut que l’on n’aitpas tiré de cette invention, tout le parti qu’on en