DE M . DE COU RTANVAU X. 53les autres, une parut mériter une attention particulière;elle avoit été éprouvée, & ne s’étoit pas sensiblementdérangée; un Mémoire qui saccompagnoit, expliquoitles principes de la construction de cette Montre, &ces principes étoient''jugés clairs, exacts, lumineux,suffiíans. On fut fur le point de décerner le Prix àP Auteur; une réflexion sage persuada de différer: cetinstrument étoit destiné pour la mer; n’étoit-il pasnaturel de réprouver fur mer, avant que de prononcerfur fa précision î la Montre de M. Harrison en Angle-terre, n'avoit été jugée satisfaire en tout ou en partie,au problème des Longitudes, qu'après avoir été éprou-vée plusieurs fois fur mer. L’Académic se déterminadonc à remettre ie Prix àl'année 1-769 en le doublant,& délibéra sur les moyens qu’ií étoit à propos deprendre pour éprouver fur mer, non-seulement cetteMontre, mais encore toutes les machines que l’onv ou d roi t présenter à l’Académie, relativement à l’objetdes Longitudes. Ce projet d 'épreuve auroit pu souffrirquelque obstacle, ou du moins quelque délai; je levaitoute difficulté en m'offrant de faire moi - mêmePépreuve defirée. On avoit dit que la première erreurd’une minute cinquante-quatre secondes & demie,remarquée dans la Montre de M. Harrison, en sonpremier voyage, pouvoit être la somme de plusieurserreurs plus considérables qui s’étoient mutuellementdétruites. Je n’étois pas de cet avis, mais pour em-pêcher qu’on ne fît la même objection au sujet dea
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