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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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DE M. DE COU RTA N VAU X. 6 kapporter les remèdes les plus efficaces. C’étoit dumoins ainsi que je le concevois, & ce but me parois-íoit trop légitime pour que je refusasse d y accéder.Comme nous ne devions avoir à bord de Y Auroreaucune autre Montre marine à vérifier, la présence deM. Leroy ne pouvoit causer d'ombrage à personne. IIure paroi t de plus, sort à propos qu’en pareille occasion,un Artiste puisse avoir lui-méme l’œil fur son ouvrage;si l'on y remarque des défauts, il est convaincu parses propres yeux, que ces défauts font inhérens à lamachine; il n’est point tenté de former des soupçonsinjustes 6c injurieux contre ceux qui ont bien vouluse charger du travail & des frais de la vérification.

M. Leroy partit avant nous de Paris, chargé dutransport de fes Montres au Havre. Une d’elles avoitété examinée durant plusieurs mois, par les Commis-saires de l’Académie ; on l'avoit transportée en diverslieux, soit par terre, soit sur la rivière, & rien n'avoitparu interrompre son isoebronisme ; dans le transportde Paris au Havre, elle fut exposée h de plus violentessecousses qu’elie n'en avoit éprouvé aux environs deParis; une de ces secousses rompit un fil de clavecin,qui foutenoit fe régulateur. M. Leroy ne portoit aveclui aucun outil d’Horlogerie ( exemple que je ne pro-pose pas à imiter à ceux qui pou noient fe trouver ende pareilles circonstances), il substitua un autre fil declavecin acheté dans une ville voisine, & il répara lemal autant que les circonstances du lieu le permirent.

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Accidentarrivé à unede

fes Montres.