DE M. DE COURTANVAUX. 71
seroient en sûreté dans aucune de ces deux rades,s’ils y attendoient un coup de vent. vu qu'ils font (ju- 'e/ûj Jorvt)exposés aux vents de sud - ouest, d'ouest & de nord- .
ouest, les plus impétueux des vents qui règnent dansce parage; mais à la première menace du coup devent, & même lorsqu’il commence déjà à se déclarer,les Vaisseaux peuvent se réfugier, avec la plus grandefacilité, dans le port. La mer amène dans le port &fur les côtes voisines, une prodigieuse quantité decailloux roulés, qu'o n nomme Galets ; ce n'est qu'avecbeaucoup de peine & de dépense que, sous les foinsvigilans de M. Mistral, Commissaire ordonnateur, &de M. Galon, Ingénieur en chef, on réussit à tenirl’entrée du port libre. Les Galets s'accumulent, sur-tout à la tête de la jetée du sud-est, la mer semble seretirer de ce côté ; on craint qu’elle ne laisse un jourle port trop enfoncé dans les terres, pour qu’on puissefacilement le nettoyer, & empêcher que le Galetcontinuant toujours à s’y amonceler, n’en ferme enfinabsolument l’entrée.
Le Havre-de-grâce est depuis {'année 1665, le CouvemÊ-chef-lieu d’un Gouvernement général militaire, com- CoIJégè.prenant environ cent cinquante paroisses dans la partieoccidentale du pays de Caux. C'est M. le Duc deSaint-Aignan qui en est Gouverneur, & M. le Comtede Valentinois est Lieutenant général : M. de Beauvoircommandoit au Havre lorsque nous y sommes arrivés.
II y a de plus au Havre, bailliage, vicomté, hôtel-de-