8o Voyage
Lasecondeprécaution que je jugeai propre à constaterI authenticité de notre travail , sut d’en faire dressertous les jours par mon Secrétaire, un procès-verbalqui étoit signé de M. ,S Pingré & Mestìer mes coopé-ratifs , & de moi. M. Leroy ayant témoigné quelquedésir d’avoir une copie de ces procès-verbaux, nousles avons fait doubles, & les doubles pareillementsignés, font restés entre ses mains. I)ans ces procès-verbaux nous marquions fheure à laquelle la montremarine avoit été remontée , fheure que la pendulemarquoit à l’instant du midi vrai, & de combien lamontre marine avançoit ou retardoit fur la Pendule.Dans le cours de cette relation, nous n’ennuirons pasle Lecteur par le détail des heures auxquelles lesmontres ont été remontées ; les deux autres condi-tions font trop essentielles pour les omettre.
Observations Le ciel avoit été serein la nuit du iq. au I y; il leitt°àntrer. sut encore toute la matinée du I y, par un vent de su cl-oues! ; nous en profitâmes, pour prendre vers 8 heuresdu matin, trente-trois hauteurs du bord supérieur duSoleil. On dira que nous ne ménagions pas le nombredes observations : cela est vrai, mais c’étoit alors notreUnique affaire; en multipliant ainsi les observations,nous avions plus lieu d’efpérer d’en saisir le soir quel-ques-unes de correspondantes; enfin c’étoit là le pre-mier fondement de tout notre travail, nous ne pouvionslui donner trop de solidité. Le baromètre que M. Leroyavoit rétabli, mais fans feu, aidé par un marchand de
baromètres