DE M . DE Cou RTA N VAUX. 91peine à paroître, M. Couradin nous fit annoncer quele vent souffloit de la partie du íud-oueít ; /'ordonnaiqu’on démontât fur le champ l’Observatoire, qu’onembarquât les inítrumens, 6c qu’on se préparât sérieu-sement à partir dès ce matin même, à la marée des-cendante: tout fut bientôt prêt; à 7 heures nous étionstous rassemblés à bord de Y Aurore. Nous appareillâmes2 7 heures hors du bassin 6c du port; les ventsétoient alors remontés au nord-nord-ouest, moyen,frais, belle mer, 6< toutes voiles dehors; il fallut lou-voyer. En fi x bordées nous eu m es doublé le cap dcla Hève ; à une heure après midi nous doublâmes lecap d’Antifcr, autrement nommé le chef de Caux ; lamer devint ensuite houleuse: le vent soufflant grandfrais du nord-ouest quart d’ouest, le roulis 6c le tangagene secouèrent pas seulement les montres marines, ilsse firent aussi sentir à presque tous les passagers , Scmême à plusieurs de l'cquipage qui en furent incom-modés : à 5 heures du soir, Fécamp nous restoit ausud, à la distance de trois lieues: nous faisions routeau nord-est quart de nord.
Le mardi 26, les vents se rapprochèrent encoreplus de l'ouest, augmentant encore en fraîcheur; à4 heures du matin , nous relevâmes la pointe desPerrées ou de Dungeness, fur la côte d’Angleterre ;elle nous restoit au nord, à la distance de trois lieues.A § heures un Vaisseau anglais s'approcha de nous, 6cnous demanda si nous avions besoin d’un pilote pour
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