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DE Af. DE COURTANVAUX.goût, qui après avoir vu une partie des beautés de laHollande , ne soit enchanté en entrant dans le parcde Zorgvlied ; c’est pour lui un objet ton t neuf: ceparc doit tout son être à sart, & il ne paroît rien tenirque des mains de la Nature, ou plutôt fart ne paroîtavoir été employé que pour faire sortir la Naturedans son plus grand éclat: le terrein n’est point uni,cela procure à l’extrémité du parc une vue des plusagréables & plus variée que les vues ne le font ordi-nairement dans cette province ; les allées inégalementalignées persuadent souvent qu’on est dans le plusbeau des déserts: les arbres ne font point taillés; maisleurs têtes majestueuses s'embrassant par le haut, for-ment des berceaux impénétrables aux rayons du Soleil:les gazons font d’une herbe extrêmement fine, oncroiroit marcher fur des tapis ; mais pratiqués avecréserve, ils ne semblent employés que pour contribuerà la variété.
Nous quittâmes ce lieu de délices, & continuâmesnotre route vers Scheveling. C’est un village fur lebord de la mer , habité par de simples pêcheurs, oùcependant tout ressent la propreté & l'aifan ce : on yvend des coquilles étrangères . restes de celles qui ontété apportées des Indes par les vaisseaux de la Com-pagnie, après le choix que les Amateurs Hollandoisont fait des plus rares & des plus belles : on conserveà Scheveling un chariot sait du temps du princeMaurice, par le célèbre Simon Stevin; ce chariot,
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