DE M. DE Cou RTA N VAUX. 2/Zde sable amoncelées par la mer même & assez élevées,semblent mettre le pays à couvert; on n'a pas laissécependant de pratiquer des digues artificielles, auxendroits où la prévoyance des Holfandois, ne croyoitpas devoir s’en rapporter à la feule Nature: ces dunesfinissent près de Huyfduyne, à l’entrée du canal duTexel, c'est-à-dire, au lieu où {'impétuosité du stotcommence à menacer de renverser tous les obstaclesqu'on pourroit lui présenter: pour obvier à ce danger,onad’abord pratiqué le long du rivage un bon nombrede batardeaux ou d'éperons qui rompent] la violencede l’eau: au bord de la mer entre les batardeaux, ôcmême quelquefois le long des batardeaux du côté duîlot, on a fiché des pieux dans le fable, & on les arevêtus de planches ou entrelassés de branches d'arbres,pour former comme des espèces d’encaissemens danslesquels on a versé de grosses pierres conduites exprèsde Norvège: tout Vaisseau holfandois, qui va com-mercer en Suède ou en Norvège, est tenu à son retourde se charger en forme de lest d’un nombre déterminéde ces grosses pierres : i’eau roulant fur ces encaisse-ments , perd nécessairement le peu de force que lesbatardeaux lui avoient laissé : en différens endroits dansl’intérieur des batardeaux , 6c le long des en caisse m en sdu côté de la terre, règne un parapet de quinze à dix-huit pieds de hauteur, 6c depuis cinq pieds jusqu’àdouze de largeur : ces parapets ne font formés quepar de simple goémon que l'on entasse fans aucune
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