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Journal du voyage de M. le Marquis de Courtanvaux / mis en ordre par M. Pingré
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274 Voyage

façon ultérieure ; ce goémon s'affaisse par son proprepoids; à mesure qu’il se pourrit il se convertit en terre6c forme une masse assez solide: c’est derrière ce para-pet qu'est la véritable digue, elle s'étend depuis Huys-duyne , jusqu’à un petit port qui est à une petite demi-lieueà Test d’Helder, dans un espace de plus de deuxmille toises ; en largeur este s’étend jusqu’à huit à dixtoises 6c même quelquefois au - delà, este est élevéed’environ deux toises au-dessus de la plus haute mer,mais elle est de quatre à cinq pieds plus basse que leparapet de goémon : le long de la digue font despoteaux numérotés, distans pour l’ordinaine l’un del'autre de 40 à 45 toises; leur usage est d’indiquerà ceux qui sont préposés à l’entretien des digues, lapartie qui est confiée à leurs foins : la digue n’est for-mée que de fable, le vent pourroit y faire bien dudégât; pour remédier à cet inconvénient, on a faitcroître des joncs 6c des roseaux sur ce sable, cela leretient ; 0Í1 il n’y a point de roseaux on plante dans 1cfable des torchons de paille qui sortent de terre d’en-viron un pied, les hommes, les bestiaux , les voituresqui passent fur la digue étendent cette paille, elle pro-tège le fable, on a foin de la renouveler de temps entemps; des joncs voisins, liés ensemble, comme nouslions nos cardons 6c nos chicorées pour les faire blan-chir , produisent austi le même effet, 6c cet effet estplus durable : si nonobstant ces précautions le ventenlève quelque saisie, i.l en restitue souvent d'autre