DE M. DE COU RT AN VAUX. 275qu’il enlève de la mer sur la digue, & qui y est retenupar la paille & les joncs.
A l'extrémité orientale de la digue est une jetée quis avance dans la mer, & forme un batardeau pourgarantir un petit port qui est fur la droite, mais où ilne peut entrer que des yachts ou autres petits Navires^cette jetée est assez large, formée de simple goémonbien encaissé , soutenue àgatiche, à droite & en devantpar de forts encaissemens de pierres de Norvège, fanscompter d'autres pierres qui appuient ces encaisse-mens à gauche ou du côté du flot. U Aurore étoitmouillée à un bon denss-quart de lieue à l'est-nord-cstde cette jetée.
11 y avoit, dans la même rade, une Frégate hollan-doife de trente-six canons, & de deux cents soixantehommes d’équipage, destinée pour la Guinée, 6c de-làpour Surinam : nous en avions connu le Capitaine àAmsterdam ; il est frère de M. May, habile cons-tructeur, qui nous avoit rendu plusieurs services durantnotre séjour en cette ville. M. May le Capitaine.nous dit que l'année précédente 1766, il avoit ob-servé la latitude de l'extrémité orientale de la digue,6c que de quarante observations, faites avec tout Icfoin possible, à l'aide d’un excellent octant, '6c s'ac-cordant toutes dans le terme d'une minute, il réfultoit,en prenant un milieu , que cette extrémité étoit par53 deg. 1 min. 738 sec. de latitude boréale. Hclderpeut être de 1 y ou 18 sec. plus septentrional que
M m i /
Jetée.
Latirude
d’Helder