LA PROVINCE d’ADJMER.
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La latitude géographique de cette place, observée le 6 Mars 1751, s’esstrouvée de 26°. 16'.
Si la fertilité de ce canton répondoit à son étendue, le Roi de Marvar seroitafïurément le plus riche 6c le plus puissant de tous : car son domaine s’étend deSámbar, a FEst, jusqu’au district: de Djejselmer, à l’Oueít; de Bicanèr, a u Nord,jusqu’à Terad 6c Ranebáum , ville éloignée de 5 milles de Terad , vers f Ouest j deplus, jusqu’à Bìlmál 6c Tantibára t au Midi.
II faut être instruit au reste que tout ce pays est partagé entre six princes.Le principal est celui de Djodepour; après lui, celui de Nagor; suivent ceux deBicanèr , de Roupnagar , de Kischenghar 6c de Djejselmer: ce dernier est aussiun Rajepoute, mais d’une autre branche, savoir, de celle de star/rr.
L’habillement des Rajepoutes de Marvar , ressemble à celui des autres. Ilsportent un bonnet plus haut que de coutume, terminé en pointe. De la pointe despantoufles que les femmes portent, on voit pendre beaucoup de fils de cottonavec de petites baies: eípece d’ornement avec lequel elles élèvent la poussière enmarchant, 6c se rendent à elles-mêmes la démarche embarassée.
Les Mahométans, lesquels font même au íèrvice militaire des Rajahs In-dous, se trouvent en petit nombre dans c^H^ci; la sécheresse 6c la stérilité ré-bute les étrangers, loin de les inviter à s J y établir.
Couar est un hameau à 1 o grands milles de Djodepour,
Pipar , ville dépourvue de murailles, mais où demeurent beaucoup de mar-chands, 6c qui mérite d'être vue, à cause de íà citadelle, de ses tombeaux ma-hométans 6c de ses nombreuses pagodes. Elle est à 16 milles d c Djodepour, E N.E.,déclinant vers l’est.
Le fol, du côté du Levant, produit beaucoup de froment ; il est d’une meil-leure qualité que vers le Couchant 6c le Midi, où l’on ne voit que fable, épines6c chardons. Quand les pluies tombent en abondance, ce que la très juste pro-vidence refuse quelquefois à ces idolâtres, la terre produit du petit millet 6c des
U u pois.