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Tome II. Des recherches historiques & géographiques sur l' Inde.
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Lahor, de Peschavtr, du Moult an, d’une partie du Sind, se sont mêmevus deux sois maîtres de Dehli, Sc qui doivent être regardés comme unçPuissance formidable, par l’influence qu' elle peut avoir íur le systeme poli-tique de cette vaste contrée.

Descendant maintenant la Presqu’île depuis le Bengale , dont les li-mites du côté du Midi font au 19 e . degré environ de latitude septentrionale,le long des Côtes â’Orixa Sc de Coromandel , on traverse le Dékan , le Car-nate , portions de PEmpire Mogol, le MaïJJòur Sc le Tanjaour. Ces deuxRoyaumes assez considérables, fur lesquels le Soubah du Dékan a des pré-tentions , conduisent au Marava Sc au Maduréi ; qui sont censés dépendre Ann stdu Car nate, quoique le Paliagar du Marava , ainsi que celui de Tinevelli , 1782. tond.n’obéissent que forcément au Nabab à’Arcate. I?S3 ’ p ' ?s '

Les Ghâtes bornent ces quatre Etats à l’Ouest: la Côte de la Pe-J'chérie , à l’Est, prolonge le Marava Sc le Maduréi, qui va jusqu’au CapCamorin.

A l’Ouest de la Presqu’île de l’Inde commence la Côte Malabare ,ou l'on trouve, remontant auNord, Nord - Ouest, le Travancour , du 8 e .degré de latitude septentrionale, au 9°. 50 minutes; puis jusqu’au 11 e . degré30 min. le Samorin, autrefois Empire célébré, qui comprenoit la plusgrande partie de cette Côte ; des Princes particuliers, tels entre autres quele Roi de Cochin , le Barjanor où est situé Mahé\ ensuite le C an ara , quicommence avant Dekle, au delà de 12 degrés Nord; le Sonde , peuple Ca-narin, au Sud de Go a j les Bonfoles , qui sont Marates Sc confinent aux Ma-tâtes proprement dits, le long de la Côte de Cuncam.

Ces différens Royaumes, compris entre les degrés 8 Sc 15 de latitu-de septentrionale, 91 & 95 de longitude, ne sont gueres défendus que parleur position. Il est rare que les troubles qui agitent les Européens les re-gardent: mais alors, Sc en cas d’invasion de la part d’un voisin devenu con-quérant, la balance des trois Puissances nommées d’abord, fait leur princirpale fureté.

Heider aali khan n'est plus. L’Etat de ce héros, formé du Maïs-sour grossi de plusieurs conquêtes à l’Est Sc à l’Ouest, se démembrera sousses successeurs.

Je ne dirai rien de vingt autres Rajahs, Nababs, Deffayes , indé-pendans ou qui relevent des Empires dont j’ai fait mention. Ce que je mepropose ici est de présenter des objets généraux , pour que l’on saisisse en

Masse l’état de l’Inde : où je distingue trois grandes Puissances, le Mogol,

* les