ET GEOGRAPHIQUES SUR L’INDE. 127
5 ,Prátaupsing & Toullasou avoient permis ou plutôt ordonné a un„Corps de François , qui étoient au service du Tanjaour , de joindre Kamvsaheb. Malheureusement pour ce Chef, observe s Auteur du Management ,„M. Marchant étoit du nombre. Cet homme se saisit de sa personne & les-ívra à ses ennemis. Cela arriva au mois d’octobre 1764." Ce trait queje voudrois effacer avec mon sang des Annales de l’Inde, est confirmé par lesRelations Danoises. En parlant du Siégé de Maduréi, de la prise de la Pla-ce par les Anglois unis à Mahmet aah, de la mort du Commandant, Kamsaheb , Vassal du Nabab, lequel fut pendu le jour même de la reddition , 14octobre 1764, elles ajoutent, que „les François, dont le Capitaine livra leysdort & le Rebelle Jsophkhan, furent faits prisonniers de guerre."
Observons a cette époque la différence de l’état du Tanjaour à celuidu Maduréi , relativement au Nabab d’Arcate. Le second Royaume, dont leChef a été placé par le Nabab, est Vassal, obligé des là à un service à re-gard de son seigneur suzerain, au tribut que celui-ci lui a imposé, dans lecas d’être saisi, repris, si le Commandant résiste, désobéit, ne fait pas ledevoir de Vassal. C’étoit aussi la condition du Tanjaour sous l’Empire duBistiagar au commencement du 17 e Siecîe. Le même Tanjaour, dont lechef n a pas été placé par le Nabab ÏÏArcate , n est que tributaire, quoiqueles Commissaires de ce Nabab assistent au couronnement du Roi 5 commel’Empire Mogol Test des Marates pour le Tfchout , fans sujétion. Ce titreprouvé, donneroit droit de lever le tribut, en cas de refus, à main armée,mais non de s’emparer du Royaume, en traitant le Souverain de Rebelle:Ainsi que le Créancier obtient de la justice, armée sssl le faut, de la contrain-te, fur les biens de son débiteur, la somme qui lui est due, avec les frais, desdommages selon le cas, mais jamais la totalité de ces biens passant la dette jencore moins les titres & dignités du Débiteur. En deux mots: la Vassalitéestune sujétion d’Etat à Etat: le simple Tribut n’est qu’une dette, sans sujé-tion ni infériorité, L a
I. Parti®.Tanjaour &c.
Prec. des 2 .Sieg. de Ma.dur. p. 16.4Î-49 -
Rel. des Miss.Dan. T.IX. iooIOI. Cont. p.48O. ,'70. $ 77 >694, 5)6.