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Tome II. Des recherches historiques & géographiques sur l' Inde.
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H. Partie.

Gange &Gagr* &c.

324 RECHERCHES HISTORIQUES

„Ec à vos fléchés, qui détruisent, hommage humble & soumis."„Etàvotre arc, hommage humble & soumis."

,,A vos bras, hommage humble & soumis."

„A votre carquois, qui accorde la victoire, hommage humble &^fournis."

„Par

Les Litanies de Rouir font aptes VIndex, faisant en trois pages environ, (p. 45 — 48)la seconde piece d’un specimen de morceaux écrits en Persan. Le Traducteur, M. Boogh-toh Rovse, très versé dans cette derniere langue, né nomme point VOupnekliat, n’in-dique point Particie de cet ouvrage : ce qui me persuade qu’il n’a eu sous les yeux qu’unExtrait très court, intéressant je P avoue, mais qui ne donne aucune idée de la Composi-tion Indienne, ou Persanne, où se trouvent les Cent noms de Rouir .

Toutes les Nations de l’Univcrs reconnoiffent un Premier Etre, un Maitre suprême,lui adreslent leurs voeux, lui présentent leurs besoins, le remercient de ses bienfaits, chan-tent ses louanges, célèbrent les attributs. Voilà ce qu’elles ont de commun. Pour mon-trer en quoi elles diffèrent, il faut rendre littéralement les Monumens Religieux. LePrince Dara, fils ainé de l’Empercur Schahdjehan, & frère ainé d’Aurengzebe , n’a pas dé-daigné de mettre littéralement en Persan tous les articles ou versets de cette Priere : ce se-roit faire tort aux Européens, que de leur supposer une délicatesse, qui, redoutant lesformes étrangères, les empêchât de rien lire, qui ne fut dans l’analogic de leurs idées &la structure de leurs langues. Gtuand on veut s’instruire, il faut fe résoudre à travailleravec un Traducteur fidele. II m’auroit été facile de donner du françois; mais c’est d u Per-san, & même de VIndien que le Lecteur demande au Voyageur qui prétend lui offrir lesOriginaux. Des oreilles malades m’ont fait un crime de cette exactitude dans la Tradu-ction des Anciens livres des Perses, Je ne me corrigerai píoint: ma Croyance est, que<?esl falsifier les Textes Anciens , surtout ceux qui roulent sur la Religion , les Dogmes, Us Opi-nions, que de les habiller au goût moderne.

Le Gentilhomme Anglois (M. Roberts, ancien président de la Compagnie des IndesAngloiscs), qui m’a fait présent, en 1785, des Institutions Politiques & Militaires de Timur,me permettra de lui témoigner ici ma reconnoissance : les Nations éclairées font celles quisentent le mieux l’avantage qui résulte, au Physique, & au Moral, des rapports que leshommes peuvent avoir entre eux; Pignorance feule cramt les communications: elle s’isolecomme le Tyran,