582 RECHERCHES HISTORIQUES
^'îr'à Page 6 g. ,,Mon principe, dit Krischna ) est divisé en huit distinctions ;
Terre, EEau, le Feu, l’Air & l’Aether a); ensemble avec l’esprit,„Vinteliigence Sc legoïcé b): mais outre ce (principe) sache que j’en ai un,-autre distingué de lui, & supérieur, qui est dune nature vitale Sc par qui„ce monde est soutenu. Apprends que ces deux (principes) font la matiè-re de toute la nature."
Ce font ces paroles, mal entendues, qui ont fait avancer que, lasecte Sankhïah , admettoit une nature spirituelle Sc une nature matérielletoutes deux réelles Sc éternelles. Ce que Krischna appele ici ses princi-pes, font ceux qui paroissent dans la formation Sc la conservation de la Na-ture: il s’applique ce qu’il produit, ce qu’il montre: en derniere analysetout est un.
Page 7o. „Riais sache que je ne suis pas dans les natures, qui font„des trois qualités appelées Satwa, Raja Sc Tama, quoiqu’elles procedent„de moi : cependant elles font en moi."
Les trois mots Satwa, Raja Sc Tama, font rendus dans la note Z o,1». 142. par vérité, pajjìon, obscurité'. Voyez ci - devant YOupnek’hat IXe.
Cette phrase offre le fond de la Philosophie Indienne ; les Etres bor-nés, bons Sc mauvais viennent de Dieu, sont en Dieu, tirent de lui tout cequ’ils sont: il n’esl pas en eux, c’est à dire, qu’il n’estpas borné, imparfait,divisé, défectueux, comme ces êtres le paroissent. C’est cc qui expliquela phrase suivante : „Le total de ce monde étant troublé par l’instuence de„ces trois qualités, ne lait pas que j’en fuis distingué, Sc fans déclin (dé-
7 >âut)."
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a) Khan^ c’est l 'Akat de l 'Oupnck'hat.
b) Ahang kar; dans le Persan Anmïtt ; la conscience dc sou être, de s« n Cxistance, dc sa
personnalité, le moi.