XV
POUR L’INDE.
commencent plus tard, l’Etat ne pourra gueres profiter de leurs travauxavant cinquante ans, & à cet âge, dans ces climats, le corps d’un Européen
est dcjà affoibli.
Arrivés dans Hnde, ils iroient dans les Terres, a une lieue ou deux,pour íe rompre a l a prononciation.
Le nombre fera pioportionné à l’importance êc à la grandeur du lieu.
j en suppose six dans le principal Comptoir: deux attachés au Secré-tariat, pour 1 Administration: deux à laDouanne, pour le Commerce: &deux a la Police. Avec le tems, le premier de chaque Département devien-droit Conseiller, & quand il y -en auroit un certain nombre de formés, lebien des affaires les feroit nommer, comme de droit, auxplaces de Chefs:ce feroit une espece de concours toujours subsistant, pour les différens Po-stes de l’Inde.
Les avantages attachés d ces Places, une fois fçus en Europe, dé-tcrmineroient des familles honnêtes à y destiner quelques enfans: ici on lesbrigueroit; dans 1 Inde, Pexemple, les occasions de gains, de fortune, dansles affaires de commerce, dans les négociations, engageroient des person-nes de tout état, a s appliquer a 1 etude des langues, d la connoiffancedu pays.
Au bout d un certain tems; par exemple, quinze ou vingt ans 5 vingtde ces personnes habiles dans les langues & la connoiffance de l’Inde, serontréduites a dix, a huit. Cinq repastenten France. Il s’en trouve deux ou trois,dont la fortune n a pas secondé les efforts; ce sont des sujets que l’Etat a unìnterêt particulier d Attacher par quelque place honorable.
Ils peuvent I . avoir des rapports immédiats dans la langue du pays,avec les Princes de l’Inde. 20. choisir, disposer les Elevés destinés aux pîa-ces dìnterprètes, & veiller d’ici fur la conduite de ceux qui seront envP^o^es dans l’Inde.
S’ils