MÉMOIRE SUR LA CARTE DE L’INDE. S7
fait qu’cs-n avoit. longtems révoqué en doute, quoique fortement allure parles Naturels du pays j savoir, que lciSo/zc & le Nsurbuda tirent leur fource com-mune, d’un étang ou lac, fur les confins méridionaux de la province d ’EIah-íad, C’est à la lettre que ces fleuves sortent du même lac, faisant conjointe-ment
précipice; & la seule eu née y a lieu par des degrés qui vont en montant fur le flanc durocher, défendus du côté de la campagne par un mur & des bastions, gardés encore par7 portails de pierre, à certaines distances lestins des autres. L’airc intérieure est rempliede beaux bâtimens, de réservoirs, de fontaines, & de champs culíivés: en forte que c’estréellement un petit district en foi-même. Au pied Nord-Ouest de la montagne, est laville, aster grande, & bien bâtie; toutes les maisons font de pierre. On auroit entreprisinutilement d’aslìcgcr cette place; on ne pouvoit remporter que par surprise, ou moyen-nant une bloqnade.“
„Une tribu de voleurs ( Banditti ), du district de Gohd étoit accoûtumée dc piller aux en-virons de cette ville, & une fois profitant de l’obfcuriré de la nuit elle avoit gravi au hautdu rocher & étoit entrée dans lc fort. 11s firent part de cette découverte au qui
pensa souvent à s'en prévaloir, mais manqua de courage pour former une entreprise fi im-portante avec ses propres troupes. Enfin il fír part de ces circonstances au Major Pofham,qui chargea un parti de ces brigands de conduire fur les lieux quelques uns de ses espions.En conséquence ils grimpèrent sur le rocher pendant la nuit, & observèrent que les gar-des avuient coutume d’aller fe coucher après avoir fait leur ronde. Sur cet avis Pop h a mfit faite des échelles, mais avec tant de secret, que jufqu’à la nuit de la surprise un petitnombre seulement d’officiers en eut connoissance. Le z d’Aout, 1780, au soir, un déta-chement eut ordre de se tenir prêt à marcher sous le commandement du Capitaine Wil-liam Bruce; & P o p h a m lui - même se mit à la tête de 2 bataillons qui dévoient suivreimmédiatement lc parti allant à Passant. Afin d’empêehcr autant qu’ii étoit possible toutecspece de bruit en approchant & montant ie rocher, on avoit sait faire pour les Cipayesune espèce de souliers d’étoffe de laine, rembourrés de cotton. Ali heures tout 1e dé-tachement marcha du camp près de Reypour, à g milles de Guâìicr par des sentiers pointfréquentés, & arriva un peu avant la pointe du jour. Dans le moment même, où le Ca-pit. Bruce se trouva au pied du roc, il vit les lumières qni nceompagnoient la ronde, femouvoir le long du rempart, & entendit tousser les Sentinelles (ce qui dans un camp ouune garnison Indienne est la façon de dire que u>ut est bien). Plusieurs auroient pu par là
senti--