DES INDES ORIENTALES.
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Suivant cette Carte qui est à très grand point, toute cette. Côte n’estqu’une fuite dsiles formées par les différentes Rivières qui descendent desMontagnes voisines lesquelles occasionnent une quantité prodigieuse de pluyeà cette Côte, k qui'forment auíïì plusieurs Rivières.
La premiere de ces Isles commence à environ une lieue d ’Anjengue.Dans la plus grande longueur du N O. au SE. elle a environ 3 lieues, &moins de 2 dans fa plus grande largeur du S O. au NE. Je crois qu' ellen’est formée que par des bras de rivières peu considérables.
Une autre Isle continue la Côte: elle a environ i| de lieues duNNO.au S SE. Sc près d’utie lieue de l'O. à TE. dans la largeur.
C’est dans cette île qu'est Coulam , ou Collam comme disent les
Indiens.
Cette Isle est séparée dôme autre plus Nord, par une Rivière dômequart de lieue de largeur. Elle a environ 2,4 L. dans fa plus grande lon-gueur. Elle s’étend à peu près du NNO. au SSE. Sc vers íès deux extré-mités font deux Lieux appelés Aïbicca peguena (petite) au Sud, Sc Aïbic -ca grande au Nord ; ce qui donne le nom de Barre à*Aïbicca grande ScAïbicca peguena aux deux Rivières qui terminent cette Isle, ou plûtôt âleur embouchure, & les barres ou bancs de kble qui y font peut-être. Laplus grande largeur, qui est vers la partie Nord est dômviron r! L.
Il est inutile de continuer f explication de cette Côte, qu’eìîe ne fe-roit connoitre que très imparfaitement, & que la vue de la Carte exposeraaux yeux d une maniéré bien plus exacte.
Il ne paroi t pas que toutes ces Isles ayent des noms particuliers,parce que peut - être n étant séparés de la Terre ferme que par une petitedistance elles font censées ne faire qu'un même pays.
Les noms font écrits en Langue Portugaise : ainsi partout ou il y a desu, il faut mettre des ou en François, k écrire Cranganour, Vettour^Man-
poule