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DE BENGALE A I ASSA,
De Kouti on peut continuer íà route avec des boeufs & des che-vaux. Plus on s'approche de la ville de Lhassa , en avançant vers le Nord,plus les montagnes font élevées qu'il s’agit de monter.
]\íe-scittgh - Zoung , Citadelle, 16,000 Pas.
Ici les Montagnes font dejà toutes nues, sons arbres ni buissons. Onbrûle (en place de bois) la fiente des animaux sauvages, & on cuit la vian-de & d autres comestibles à la chaleur de ce feu odoriférant. C’est pour-quoi on préféré le plus souvent de manger la. viande crue. Les moutons duTibet font estimés mêmes des Indiens. Par tout le Tibet on en éventre &sèche une quantité indicible, & ils font de même que les brebis gelées, sur-tout les agneaux, les chevreaux & les poissons, la nourriture journalièredes gens du commun.
Leur Religion ne leur permet pas de tuer des animaux vivans; mal-gré cela ils ne fe font pas un point de conscience d’en manger. Les bou-chers font réputés infâmes & méehans; mais les gourmands & les friandssont regardés comme des gens purs. Toutes les fois que les bergers ven-dent du bétail, ils craignent qu’il ne tombe entre les mains de gens qui lçrueront. 11s témoignent leurs scrupules; mais ils croient au reste déchar-
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on femme, qui lia d’autre sentiment que celui de la superstition, s’établir une demeure& s’impose la dégoûtante fonction dc recevoir les cadavres, d’sflìgner à chacun fa place,.'t par la fuite de recueillir les os trop dispersés."
II fe peut au reste que ehaque canton du Tibet aye son usage particulier à cet égard.( Note de M. F a b iu.)
ft) Cette remarque s accorde cntierement avec ce que rapporte M. Stewart dans lesTransactions phiìosoph. Vol. LXVJI. (d’après les relations de M. Bogle). 11s apprê-tent, dit-il, leur mouton d’unc façon très particulière : après avoir tué & vuidé l’anivnal,ils l’exposent tout entier au Soleil éi aux froids vents de Nord qui soufflent aux moisd’Aoûr & de Septembre, fans cependant qu’il gèle. Ces vents dessèchent tellement lapeau & tous les sucs, que la viande fe conserve toute Tannée, lis mangent ordinairement
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