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Tome I.
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Des Pais- Rw.

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avoient entrepris de porter un coup mortel auxHollandois , en leur empêchant le commerce duPortugal; Mais les Hollandois peu allannez decette entreprise, formèrent la résolution de pas-ser eux-mêmes, à la vue de leurs envieux, dansles Indes Orientales , & d’y aller acheter lesplus précieuses marchandises, de la premièrernain.

Après que les marchands associez eurent faitValoir le fonds qu’ils avoient mis en commun,pendant trois années, ils en vinrent au partagedu profit ; Et après avoir retiré leur capital avecles intérêts, il leur resta encore environ quatrecens mille florins en caisse : En un mot leur com-merce devint fl florissant que , dans les fix pré-mières années, ils gagnèrent trente-fix millionsd’écus.

Dès-lors ce commerce s’est si bien affermiqu’il n’est presque pas possible qu’il soit jamaisinterrompu; Et comme la plupart de ces mar-chandises du Levant ne sont pas sujettes à ungrand déchet, ni à se dépérir, ils en ont fait unfl grand magazin dans la maison de la Compa-gnie , qui est à Amsterdam, qu’il y a de quoi enassortir toute l’Europe, pendant cinq ans, quandmême il n’y en arriveroit point de nouvelles.

On dit que cette Compagnie a quinze millehommes de troupes dans les Indes Orientales,cent soixante vaisseaux en mer, & quatre-vingtmille personnes à son service : Le nom & l’âgede chacune de ces personnes est exactement en-régistré dans le comptoir d’Amíterdam. Si unEuropéen, engagé dans cette Compagnie, vient

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