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Tome premier.
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XIV
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XIV

PREFACE.

moins de ressources dans son propre fonds, quand il n’auroitpas été lui-même un des plus savants hommes de son rems,son travail ne pouvoit manquer d’effacer les travaux de tousses prédécesseurs. II est donc sûr qu’on n’avoit point, avantlui, discuté Pline avec autant de critique, de lumière ôc desagacité ; qu’en un mot tout son commentaire rempli d éru-dition a répandu bien du jour sur un grand nombre d'obs-curités que personne n’avoit encore éclaircies. Cependantle Pere Hardouin , après avoir tant censuré les autres, n apu lui-même échapper à la critique ; on lui a rendu les re-proches qu il avoit faits à Dalechamp, à Saumaise, à Cro-no ve, &c. on a censuré sa hardiesse à corriger le texte dePline ; on a démontré ses méprises, ses négligences, seserreurs, ses variations, ses inconséquences ; on ne lui apoint pardonné d’avoir trop méprisé le travail de quelquesSavants, comme Gruter qui avoit vu pluíîeurs manuscrits.Pour nous, en reconnoissant tout le mérite de son immensetravail, nous ne pouvons dissimuler que la partie de son ou-vrage qui nous paroît la plus estimable ôc la plus utile, estd’avoir conféré Pline avec tous les Auteurs Grecs ôc Latinsoù il se trouve des vestiges d’histoire naturelle ; qu’en gé-néral il ne s’est pas piqué d éclaircir toutes les difficultés dutexte, puisqu ilen a laissé subsister encore de très grandes ;qu’il semble même assez souvent n’avoir travaillé que pourceux qu’il supposoit l’entendre par-tout, ôc seulement pourleur épargner les recherches d’érudition qu il a faites,

Deux Savants, depuis le Pere Hardouin, l’un en Alle-magne , l’autre en Italie, ont de nouveau travaillé fur Pline»