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Tome premier.
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36
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z $ Naturalis Hijloricz Liber /.

teri per quos profeceris, non ut plerique ex iis quos attigifecerunt. Scito enim conferentem me auctores, deprehen-

(13) Si ce mot musinari est latin, &s’il a réellement été employé par Var-ron, c’est ce dont il n’existe aujour-d’hui aucune preuve. On trouve clansCicéron un verbe fort approchant,qui signifie s’amuser selon Festus: Mu-ginari est nugari & quafi tarde conari.Voici la phrase de Cicéron, livre 16,ad Atticum , Ep. 1 1 : Dum tu mugina-ris j nec quìcquam rescribis cepi const-lium domesticum. Les mots Françoismuser & s’amuser dérivent de - là,c’est-à-dire d’un emploi du mot musedétourné en plus ou moins mauvaisepart. Turnebe prétend qu'en cet en-droit le verbe mustnari est pareillementun composé du mot muse , verbo àmufis deducto ; mais je soupçonne quefi mustnari est latin, ce n est pas tout-à-fait le même mot que muginari ,puisque ce dernier se prend dans unsens de reproche, Sc s’entend toujours-en mauvaise part, au lieu que l ? ex-preffion dont il est question ici paroîtsignifier moins s’amuser & perdre sontemSj que faire son amusement de L’é-tude. Au reste, je traduis mustnariyurmusiner, par la raison que j ai cruqu’un mot forgé devoir être rendupar une expreffion de la même espece.

(14) La construction réelle seroit-nec fiducia h.£C est in. opere sed in dica-tura ; mais comme on ne trouve au-cun. exemple.du mot diciitura ern^iojoau lieu de dicatio 3 plusieurs se sontfigurés qa’il falloir joindre in à dica-tura y & en faire un seul Sc mêmemot , savoir indicatura 3 . qui signifieindication y estimation y marque duprix y Sec. mais l’a-utre sens est tropmanifèsté, & celui-ci trop détourne Sctrop peu susceptible d’interprétationraisonnable, 11 est clair que T Auteur

a écrit dicatura , mot qu’il fait venirde dicare , comme dictatura de dictare. ;& si l’on objecte que dicatura n’est paslatin, je répondrai que le mot auclordans le sens d écrivain, & l’expreífionfavere.posteris , dans. le sens de faire facour a la postérité , ne Fëst pas da-vantage j cl où l’on doit conclure-quetoute cette piece est apocryphe : mais-faut - il d’autre preuve de la supposi-tion de cette Epître que la bévuedans laquelle est tombé son Auteur,en faisane dire à Pline qu’il est né aumême territoire que Catulle, c’est-à-dire à Vérone, puisque Suétone ob-serve expressément que Pline, étoit né.à Corne y ancienne colonie des Ro-mains en Italie, au pays des 'Insubres*Ce qui a donné lieu à l’Ecrivain apo-cryphe de controuver auffi effronté-ment une patrie à notre Auteur,, c’estqu aucun autre Historien que Suétonene parle de la patrie de Pline, & qu’ilfe trouve quelques manuscrits de cemême Suétone où le mot Novoco-menstsy c’eít-à-dire, né à Corne , a étéoublié , omission qui a inspiré à: ce fa-bricarent de fauíïes pieces !a sécuritéde, créer à Pline une patrie à fa guise*Mais cette omission n’étant pas géné-rale & n’ayant pas même la force né-gative ne sautoir prévaloir contrel’autorité positive du plus grand nom-bre de manuscrits qui n’éroient pointvenus à la connoiífance de 1 écrivain-Pseudonyme, & ou lë mot Novoco-mensis se trouve articulé..

(-15 ) Je lis vos quidem omnes y pa-trem te y sratremque y Sc non pas no aquidem omnes 3 faute insoutenable quiote tout sens raisonnable à la phrase,& qui pourtant- subsiste dans toutesle.s éditions. Quant à l’histoire nui-