4 S Naturalis Hijloriœ Lib. I.
quos.scripta flmt , fl palam proferantur , multos fore qui viti-litigent ,fe d il potissimum , qui ver ce laudis expertes fianteorum ego orationes sino pmterfluere. Nec Plancus illepidè,cum diceretur Asinius Pollio orationes in eum parare, quaeab ipso aut liberis post mortem Planci ederentur, ne res-pondere posset : Cum mortuis non nifi larvas luctari. Quodicto sic repercussit illas, ut apud eruditos nihil impuden-tius judicetur. Ergo securi etiam contra vitilitigatores ,quos Cato eleganter ex vitiis & litigatoribus composuit,quid enim illi aliud quam litigant, aut litem quaerunt, exe-quemur reliqua popositi. Quia occupationibus tuis publicobono parcendum erat, quid singulis contineatur libris huicEpistolae subjunxi : summaque cura ne perlegendos eos ha-beres, operam dedi. Tu per hoc &c aliis praestabis ne per-legant : sed, ut quisque desideraverit aliquid, id tantum
(3o)C’estunmot que Caton forgede vitiose litigare , comme on le voitquelques lignes plus loin.
(3 i) Larva. Certains êtres ou plutôtcertaines formes phantastiques,enfan-tées par une imagination troublée , &qui étoient censées inquiéter les mortsèc troubler la paix des tombeaux. Er-reurs déplorables nées de la supersti-tion payenne, & que les lumières duChristianisme n’ont pas entierementdétruites. Voyez le traité des Vampi-res de Dom Calmer.
C3 2) C'est ce qui forme aujourd’huile premier Livre de l’Histoire Natu-relle de Pline contre toute raison &contre toute convenance, puisquel’Auteur même de cette épître con-vient que FHistoire Naturelle n’estqu’en trente-six Livres, au lieu qu’en
comptant cette Table pour un , on encompte nécessairement trente - sept 3mais il eût été difficile de rémédierau vice de cette interpolation , parce-qu’infensiblement les Savants l’ontadoptée, & qu’on ne sauroit plus au-jourd’hui de quel Livre de cette His-toire ils veulent parler quand ils lacitent, si l’on venoit à changer F or-dre actuel, ordre dont l’abus dated’une très haute antiquité, puisqu’ilse trouve déjà tel dans l’un des ma-nuscrits royaux, qui remonte au régnéde Charles-le-Chauve. Voffius parle'd’un ancien Epitome de FHistoire Na-turelle de Pline composé par un cer-tain Renaldus, & qu’il assure existeren manuscrit à Oxford dans la Biblio-thèque du college de Bailleul. N’y au-roit-il pas quelque sujet de soupçon-