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NATURALIS HISTORIEE LIB. II.
De quatuor elementis .
Caput N e c de elementis video dubitari , quatuor ea esse.Ignium summum, inde tot stellarum collucentium illos ocu-los. Proximum spiritus , quem Graeci nostrique eodem vo-cabulo aera appellant j vitalem hunc, & per cuncta rerummeabilem, totoque consertum: hujus vi suspensam , cum.quarto aquarum elemento , librari medio spatio tellurem.Ita mutuo complexu diversitatis effici nexum, ôc levia pon-deribus inhiberi, quo minus evolent : contraque gravia neruant, suspendi levibus in sublime tendentibus. Sic pari indiversa nisu in suo quasque consistere, irrequieto mundiipsius constricta circuitu : quo semper in se currente, imamatque mediam in toto esse terram, eamdemque universi
Plutarque , soutenoit que le ciel efi enrepos j & que c e fi. Ia terre qui efi trans-portée autour du soleil 3 selon la ligneoblique du yoiiaque y en tournant jour-nellement sur son propre axe. Plutarq.de facie in orbe luns.
(i) Cependant Thaïes rapportoittout à Peau, la regardant comme prin-cipe absolu de toute chose. Anaximenedonnait exclusivement ce privilège àPair j Anaxagore aux seules particuleshomogènes j Epicure aux seuls atomes jArcholaiis au feu & à Peau j Pythagoreà l’harmonie. D’autre part, Socrate ,Sophronisque , & Platon , posent pourprincipes de toutes choses, Dieu 3 lamatière y & P idée ; Aristote, informé yla matière y & la privation■ Zenon,fils. de Mnaíeas, Dieu & la matière..Enfin, Empedocles est le premier quiait établi pour principes de touteschoses le feu y Pair 3 la terre & l eau jc'est-à-dire qu Empedocles regardoit
à la fois le feu, Pair, la terre & l’eaucomme éléments,& comme principes :an lieu qu’Aristote & Zenon, commeon vient de le voir, ne confondoientpoint, à Pexemple d’Empedocles, leséléments avec les principes ; puifqu’enmême-tems qu’ilsadmettoientDieu &la madere pour principes de touteschoses, ils reconnoissoienr d’ailleursquatre éléments , à savoir le feu t, Pair ,la terre & Peau. Un paflage de Plu-tarque jette une grande lumière surcette difficulté, & justifie pleinementla contradiction apparente où Plinesemble tomber, lorsqu’il dit, malgré:toutes les opinions qu on vient de rap-porter , que personne ne doute que leséléments ne soient quarte en nombre.,Voici ce passage de Plutarque : Aris-tote & Platon pensent qu il y a une dis-serence entre principe & élément ; maisThales de Milet les prend pour une mê-me chose. Toutefois la différence efi