histoire NATURELLE, L I y. II. 89
avec elles. La preuve en est: que ces planetes ne paslent jamaisle soleil. A partir de ce principe, quand leurs orbites se meu-vent au point de venir rencontrer par leurs nœuds épi-cycles,soit à droite, soit à .gauche, le degré où se trouve le soleil ; alorsles planetes parvenues dans ces nœuds, font censées avoir fournitoute retendue réelle de la carrière qu’on leur attribue : ôc lors-que leurs orbites plus paresseuses restent en-deçà du soleil, alorsles planètes font censées revenir trop tot fur elles-mêmes, en-core que dans ce dernier cas , comme dans l’autre , elles aientréellement parcouru le nombre exaA de degrés ou se borne leujcercle,.
De-là vient ausil que les mouvements des planetes supérieuressont en raison inverse de ceux des planetes inférieures ; car chezcelles-là le mouvement s’accélere le plus à leur coucher du soir,
chez celles-ci, c’est alors qu’il se railentit davantage. Celles-làont leur apogée , ou plus grand éloignement de la terre, quand,elles retardent le plus ; celles-ci acquièrent leur apogée dans l’é-poque de leur plus grande vitesse ; ôé au lieu que les planetes su-périeures accélèrent leur vitesse en proportion de la proximitéou elles font du centre de la terre ; les planetes inférieures ac-quièrent la même vitesse aux extrémités de leurs cercles. Celles-là diminuent de vitesse à leur lever du matin : c’est alors au con-traire qu’augmente la vitesse de celles-ei. Celles-là rétrogradentdepuis la station du matin jusqu’à celle du soir: eplles-ci ont unrégime bien opposé; car d’une part Vénus rétrograde depuis lastation du soir jusqu’à celle du matin : cette même planète com-mence A monter en latitude à son lever du matin ; stationnaírematinale, elle commence à suivre Je soleil selon U longitude du.zodiaque; à son coucher du matin, elle acquiert son plus hautdegré, tant d’altitude (8), que de vitesse ; elle diminue de vitessedepuis son lever du soir ; enfin, à dater de sa station du soir, elleretrograde & décroît d’altitude ; Mercure d’autre pu rt j monte,tant en latitude qu’en altitude, à dater de son levei matinal : ss4écroît en latitude à son lever du soir • ayant atteint le soleil à
Tom. I, M