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Tome premier.
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92
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Caput

18.

<?Z NATURALIS HISTORIi LIB. II.

Lunam bis coitum cum sole in nullo alio iigno facerequam Geminis: non coire aliquando, in Sagittario tantum.Noviíîimam verò primamque eadem die vel nocte, nullo alioin iigno quam Ariete conspici : id quoque paucis mortaliumcontigit : & inde sabula cernendi Lynceo. Non compa-rere in coelo Saturni sidus & Martis cum plurimum die-bus centum septuaginta : Jovis trigintasex, aut cum mini-mum denis detractis diebus : Veneris sexagintanovem ,aut cum minimum quinquaginta duobus : Mercurii trede-cim, aut cum plurimum , septemdecinn

ratio colores eorum mutet.

Colores ratio altitudinum temperat, siquidem ea-rum similitudinem trahunt, in quarum aera venere subeun-

Féquateur en allant & en revenantd’un tropique à l' autre. II n’excede ja-mais ces deux termes , & les deux joursoù il s’y trouve s’appellent, pour cetteraison , l’un le solstice d’été , l’autre lesolstice d’hyver, comme les deux in-tersections de l’equateur avec l'éclip-crque, qui font au premier, point du si-gne du Bélier & au premier point dusigne de la Balance, se nomment l’é-quinoxe du printems & Féquinoxed’automne. II est bon de remarquerqu’il ne faut pas confondre au ciel lesigne du Bélier avec la constellationdont il porte le nom. Lorsque les an-ciens Astronomes imaginèrent de fi-xer les dimensions du zodiaque, ilsse divisèrent en douze parties égalesdë trente degrés chacune , &t prirentpour-premier point de ce cercle uneétoile qtii est à foreilíe du Bélier.Alorscette constellation occupoít assez exac-tement la premíere des douze divi-

sions d u zodiaque : le taureau répon-dent à la seconde , les Gemeaux à latroisième , & ainsi des autres- Mais cepoint du ciel où fe fait Féquinoxe duprintems, Sc où étoit autrefois cetteétoile situé à Foreille du Bélier j cepoint, dis-je , au moyen d’un mouve-ment nommé précejfion des équinoxes,recule tous les ans de cinquante se-condes de degrés : ce qui fait que toutle ciel étoilé paroît avancer d’autanr.Or , cet effet s’étant multiplié avec le.tems , aujourd’hui les constellationsdu zodiaque font avancées presqued’une douzième parue de ce cercle pdeforte que chacune d elle ne répondpíus à la division à laquelle elle appar-renoit autrefois. Celle du Bélier, parexemple, fe trouve presque toute en-tiers à sa place du Taureau, celle-ci àcelle des Gemeaux, &c. Sec.

(17) C’est que le soleil, du tems dePline, entroit en périgée dans le Sa.-