histoire naturelle, liv. II. 319
pas (24) ; de-là à l’océan à l’entrée de l’Espagne , trois centstrente-deux mille pas (25) ; de-là à Cadix par le détroit , septmille cinq cents pas (26) : laquelle dimension comprend en tout,suivant le calcul d’Artemidore, quatre-vingt-six fois cent quatre-vingt mille pas (27).
La latitude de la Terre se prend du midi au septentrion. Cetteseconde dimension n’est: gueres que la moitié de l’autre : on l'es-time être de cinquante - quatre fois cent soixante - deux millepas (28); ce qui fait bien voir combien l’extrême chaleur d’unepart, del’autre le froid excessif, ont rétréci les bornes de notre ha-bitation : car je ne pense pas que vers ces extrémités, ce soit la terrequi manque aux hommes, ou que la forme du globe soit tronquéeen cette partie, mais que le fol trop rigoureux de ces régions a étédès long-tems reconnu pour inhabitable. Cette mesure que nousnommons latitude, se prend depuis l'endroitoù le rivage de l’océanEthiopique commence d'être habité. De-là à Méroé, on comptecinq cents cinquante mille pas (29) ; de-là à Alexandie, douze foiscent mille cinq cents pas ; de-là à Rhode , cinq cents quatre-vingt-trois mille pas (30) ; de-là à Gnide,quatre-vingt quatre mille cinq
écrit, comme notre édition porte :Quinquagies quater centena & Jexa-ginta duo millia , c’est - à - dire, cin-quante-quatre fois cent soixante-deuxmille pas ; mais le Pere Hardouinsoutient que dès le tems de Martia-nus les copies de Pline étoient trèsfautives, ce qui, à la vérité, n’est pashors de vraisemblance.
(29) Cinq cents cinquante mille pas.Un manuscrit porte dcccv millia ,cest-à-dire, huit cents cinq mille pas.Trois autres manuscrits portent dccvmillia j c’est-à-dire, sept cents cinqmille pas. Quelques-uns lisent cccci,millia j c est-a-dire, quatre cents cin-quante mille pas. Toutes les éditionspprtent le nombre exprimé dans la
Tom. L
nôtre. Parmi tant de doutes, consultezl’opinion d’Eratosthene sur le mêmesujet chez Strabon, livre 1 : consultezsur-tout Artemidore chez Agatheme-rus, d’après qui le Pere Hardouinsubstitue decies centena millia , c’est-à-dire , un million de pas.
(30) Cinq cents quatre-vingt-troismille pas. Artemidore compte cinqcents soixante - deux mille cinq centspas, auxquels, de son autorité privée,îe Pere Hardouin ajoute encore cinqcents pas , ce qui fait à son comptecinq cents soixante - trois mille pas. f qconçois difficilement par quelle rai-son le Pere Hardouin suit tantôt icru-puleusement cet Auteur , & tantôts’en écarte fi librement,
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