histoire naturelle, Liy. II, zzz
de plusieurs isles nouvellement découvertes dans l’océan Ger-manique.
Voilà ce que j’ai jugé digne d’être transmis fur la longitude& la latitude terrestre. Mais quant à la mesure du circuit uni-versel du globe , elle est de deux cents cinquante deux millestades , au rapport d’Eratosthene , renomme a juste titre pourretendue de ses connoissances , principalement en cette par-tie : auísi tous ceux qui supputent 1’étendue générale du globe,adoptent-ils son calcul , lequel revient à trois cents quinze foiscent mille pas (38) , mesure Romaine. Audace vraiment témé-raire , mais justifiée par un calcul si exact;, que nous rougirionsde n’y pas croire. Hipparque (39), qu'on ne sauroit trop admi-rer, soit dans sa justesse à reprendre Eratostbene , soit dans l’e-xactitude de ses propres supputations , ajoute à cette mesure un,peu moins de vingt-cinq mille stades.
Dimension harmonique du monde.
Dionysodore(i) mérite fans doute moins de créance ; maispaíïerons-nous fous silence ce trait insigne de la vanité grecque ?II étoit de Mélos , & se fit une grande réputation en Géométrie ;il mourut fort vieux dans fa patrie. Des parentes qu’il laissoit pourhéritières prirent foin delui rendre les derniers honneurs .-quelquesjours après fa mort, au moment de la clôture des funérailles, cesparentes trouvèrent, dit-on , dans le sépulcre du défunt une lettreécrite Sc signée de Dionysodore adressée des bas lieux aux hom-mes du monde supérieur : il y marquoit qu’il étoit parvenu de sontombeau au plus bas lieu de la terre par un trajet de quarante-deuxmille stades. Cette lettre ne manqua point d’interpretes. DesGéomètres prétendirent quelle étoit partie du centre de la terre,puisque la plus grande distance dans un globe se prend de la sur-
fopinion d’Hipparque sur le circuit (1 ) Dionysodore. Il y en eur deux,de la terre chez Strabon, livre z , fan que l’on qualifie de Mathémati-presque d’un bout à l’autre. cien, Sc l’autre de Géomètre. Celui