histoire naturelle, L I V. II. 3 3 J
face au centre, qui est le milieu de la maste en tous sens. D’oùils tirèrent cette conséquence , que le circuit entier de la terre estde deux cents cinquante-deux (r) mille stades. Mais l’harmoni©des proportions relatives, qui soumet chaque chose à la constitu-tion numérique qui lui est propre, ajoute à cette mesure douzemille stades (3) ; la terre étant la quatre-vingt-seize millième par-tie de l’univers entier (4).
vations des Geometres modernes, dumoins selon ceux qui font le circuitde la terre de 10170 lieues, plus troisquarts de lieue, en faisant la lieue dedouze mille pieds ou de deux millehexapodes.
(4) Ceci est une pétition de prin-cipe & un cercle évidemment vi-cieux- car, premierement, où eíf lapreuve que la quatre - vingt - seizemillième partie de l’univers ait préci-sément telle mesure? & en secondlieu, où est la preuve que la terre soitla quatre - vingt-seize millième partiede l’univers ; elle qui n’est seulementpas la millionième partie de l'étoileappeilée Sirius , laquelle étoile Sirius
n’est elle - même qu’un point dansrimmeníîté du ciel? Cependant lePere Hardouin, par je ne fais quelleinadvertence, au moyen de cetteunique proportion donnée, à l’aven-ture, s’appîaudit d’avoir trouvé lesdiinenílons dù l’uniders'entier j car,dit - il, puisque_ la_ terrera raison de164000 stades est la quatre - vingt-seize millième partie du ciel, en mul-tipliant ce nombre par 96, nous au-rons la dimension du ciel même :d’où. il conclud que le circuit du cielest de 15 millions trois cents quarante-quatre mille stades, ce qui fait, ajoute-t-il, 3 milliards cent soixante - huitmillions de pas.
Fin du Tome premier .