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Tome premier.
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3 5 6 Remarques de M. Bouguer

contraires qui se rencontrent peuventauffi produire un sifflement considé-rable. Quoi qu’il en soit, les Marinsont raison d’éviter le voisinage de cessortes de tourbillons. On ne fait pasce que deviendroit un navire qui s’ytrouveroit engagé.

Page 170, Chap. L. Calidi ficciquehalitus terra raras admodum tenuefque& infirmas densantur in nubes. La dé-couverte du nouveau Monde nous afait connoître un autre pays où il nepleut pas, 8 c où il n’y a jamais dorage,quoique le ciel y soitsouveut couvert.La contrée dont il s’agit est la partie-dû Pérou qui est au sud de Guayaquil,8 c qui est comprise entre la mer Paci-fique & cette longue chaîne de mon-tagnes quota nomme Cordelière. Cettecontrée s’étend au nord & au sud deLima, & elle a plus de quatre centslieues marines de longueur dans cettedirection, avec trente ou quarantelieues de largeur de Test à l’ouest. Lefol de ce pays est sablonneux & ex-trêmement aride. On n’y voit de ver-dure que dans les seuls endroits cul-tivés & fur le bord des rivières qui letraversent. Le vent qui y régné vientde la mer ; il porte souvent avec luides nuages épais : mais ces nuages aulieu de se résoudre en pluie au-dessusde cette contrée, continuent leur che-min jusqu’à la chaîne de montagnesqui les arrête, & où ils donnent parleur concours, une pluie presque con-tinuelle. On a, tenté d’expliquer lacause de cette singularité de physiquedans la relation abrégée du voyage duPérou qui est à la tête du livre de lafigure de la terre déterminée par lesobservations faites aux environs deTéquateur. On y prétend que s’il fait.beaucoup de pluies & d’orages dansla partie de la même côte qui est aunord du golfe de Guayaquil, c’estpareeque le pays y est wm en forêts .

8 c que le fol y est marécageux. II s’é-leve sensiblement des bois de la zonetorride des vapeurs & des exhalaisonscontinuelles ; elles vont se joindre auxnuages, elles augmentent leur pesan-teur , ëc elles donnent occasion à leurrésolution en pluie 8 c en tonerre.

Page 172., Chap. LI. Tertium efiquod clarum vacant , mirifica maximenatura. Nous avons des flammes don rla ténuité est plus ou moins grande,& quelques - unes font si subtiles ,quelles 11e brûlent pas. Toiit ce quefart peut produire fur cette matièrepar le mélange des liqueurs ou parcelui de leurs fumées , la Nature ledoit exécuter quelquefois dans le to-nerre. Outre cela la foudre peut agirde deux maniérés très disterentesfune de f autre. Quelquefois elle agitcomme dissolvant ou corps brûlant ;elle met tout en feu ; cfautres fois ellen agit que par fa vertu de ressort, 8 cquoiqu elle ne puisse, pas brûler l.apaille la plus légere, elle pourranéanmoins produire le plus grand ef-fort si elle se trouve très comprimée.Elle agira comme la poudre enflam-mée lorfqu’eíle chaste lin boulet, o»comme f air renlermé dans une arque-buse à vent qui pousse une baie avectant de vîteste.

Page 174, Chap. LI. Sereno die ful-mine ichts efi. Si le haut du ciel étoitparfaitement serein, le tonerre quiétoit vers fhorison étoit au moinséloigné de vingt ou trente lieues : carune hauteur verticale de mille ouquinze cents lieue&donne une distanceoblique très considérable lorsque le.•météore au Heu de répondre au-dessus,de la tête de f Observateur, est situévers. son horison. Mais il n’est pas pos-sible que la foudre soit venue frapperHerennius de vingt ou trente Heuesloin j car l’air fait trop de résistance aitmouvement d’iuie flamme qui doit