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nido lapis aetites, quem aliqui dixêre gagatem , ad multaremedia utilis., nihil igne deperdens. Est autem lapis istepraegnans, intus, cum quatias, alio velut in utero sonante.Sed vis illa medica non niii nido direptis. Nidificant inpetris 6c arboribus : pariunt & ova terna : excludunt pullosbinos ; visi sunt & tres aliquando. Alterum expellunt tx-dio nutriendi. Quippe eo tempore ipsis cibum negavit na-tura, prospiciens ne omnium ferarum foetus raperentur.Ungues quoque earum invertuntur diebus iis, albescuntinedia pennL, ut merito partus suos oderint. Sed ejectosab his cognatum genus ossifragae excipiunt, òc educantcum suis. Verum adultos quoque persequitur parens, 8clonge fugat, aemulos scilicet rapinae. Et alioquin unumpar aquilarum magno ad populandum tractu, ut satietur, in-
(11) Deux manuscrits, au Jieu de
gagatem , portent gagiterr. Le PereHardouin croit qu’il saut lire gangïtem.En effet, c’est la même pierre que Ni-candre nomme ifyayyíS'a ïtÍtçw , com-me qui diroit ingannata pietra , pierremagique, pierre ensorcelée ; parcequele feu, selon Pline, & selon Nicandre,jsavoir point d'action sur elle. Ce nesautoir donc être l’agate ou gagatesde8 Latins dont aucun Auteur n’a écritrien de tel; ce qui seroít d’aiíleursçontraire à la raison & à i’expérience.Gangitis ou engangis est un mot bar-bare latinisé &c grécisé ; il a. fa sourcedans le vieux mot Celtique gan , quisignifie sorcier ; d’où les Italiens ontfait ingannatore , qui répond ail prxjli-gìator des Latins. Au reste il est faux,selon M. Valmont de Bomare, quel’aétite ou étire soit une pierre qui setrouvedanslesnidsd’aigles,ni quelle
ait aucune des vertus magiques que luiattribuoient les Anciens. Consultezce Savant à l’arricle Etìte & à l’articleGéode. Consultez auíïi Servius sur cevers de Virgile, vEnéid. 1 . x :
âtkereâ quos Iapsa plagâ Jovis ales aperto , Scc.
(22,) J’ai observé dans la note précé-dente que gangitis venoit du Celtiquegan , qui signifie sorcier : or les Anciensregardaient comme ensorcelées, oumunies d’un charme magique, toutesles choses qu’ils voyoient ou ctoyoientvoir se dérober à faction du feu. AuíîìLucain met-il la pierre d’aigle parmiles divers ingrédients de l’anciennçmagie, Phars. 1 . 6, v. 6761
Quœque sonant foetâ tepefacta sub alite saxa.'
(>23) Et c’est pourquoi, sans doute,on la croyoit utile aux femmes dansl’accouchement ;