HISTOIRE NATURELLE, Liy. X.
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car il n’est rien en quoi leur industrie paroisse plus admirable.Leshi-rondelles bârissent (i) leurs nids avec de la boue, & les fortifientavec de la paille. Si elles manquent de boue , par la sécheresse de lasaison, elles savent bien en faire elles-mêmes, en se chargeant d’eau,qu’elles secouent sur la pouffiere pour l’humecter. Quant au de-dans de leur nid, elles le tapissent de duvet Sc de flocons, afin queleurs œufs so tiennent chauds, ôc que leurs petits trouvent un litmollet. En nourrissant ceux-ci, elles observent une (z) parfaiteéquité, en ce qu’elles leur donnent la béquée à chacun selon sontour, & avec un partage exact:. Elles ont grand foin de les te-nir propres, Sc d’ôter leurs immondices; Sc quand ils sont unpeu plus forts, elles leur apprennent à se tourner de maniéré (3)àpousser leurs ordures hors du nid. II y a une autre forte d’hiron-delies qui sont champêtres, Sc même sauvages. Celles-ci fontrarement leurs nids dans les maisons. La matière dont elles lesconstruisent est la même qu’emploient les précédentes: mais ellesles configurent autrement ; car ces nids sont entièrement renver-sés : Pentrée en est longue &c étroite, le ventre en est large. Cesoiseaux ont une merveilleuse industrie pour cacher leurs petits& les tenir mollement. A l’emhouchure Héracléotique,en Egypte,on voit une levée toute faite des nids (4) de ces hirondelles, en-tassés les uns fur les autres, laquelle est presque d’un stade delongueur, Sc fl ferme quelle résiste aux débordements du Nil.Les hommes ne pourroient venir à bout d’un pareil ouvrage.Dans le même pays, près de la ville de Coptos, est une iíle con-sacrée à Isis; Sc de peur que le Nil ne Pendommage, ces oiseauxont soin d’en fortifier Sc remparer la pointe avec de la paille Sc dufoin au commencement du printems. Ils travaillent jour Sc nuità cet ouvrage pendant soixante Sc douze heures consécutives ;&■ ils s’y portent avec une telle ardeur, que plusieurs meurent defatigue. Chaque année cette même corvée recommence. II y aune troisième sorte (5) d’hirondelles qui creusent des trous fur lesbords des rivières, Sc qui y font leurs œufs. Les petits de celles-ci, etant brûlés 8í réduits en cendres, guériíìent ( 6 ) l’esquinân-Tome IF. N