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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIY. X. III

la. lui frappe avec une menue baguette de fer lorsqu il apprendà parler; autrement il ne sent point les coups. Quand, du lieuoù il est juché, il veut voler à terre, il se reçoit sur son bec,dont il se sert auíìì pour soutenir son corps; & de cette maniéréil épargne d’autant ses jambes, qu’il a très foibles.

Les pies (S) ne font pas si estimées que les perroquets, parce-qu’elles ne viennent pas de loin ; mais elles parlent plus distinc-tement (9). Elles n apprennent pas seulement par condescen-dance les mots qu’on leur enseigne, on voit encore qu’elles lesaiment ct s’y affectionnent. En effet, elles les répetent d’elles-mêmes avec méditation (10), font voir, parla peine qu’ellesse donnent, combien elles ont envie de les savoir. 11 est certainqu’elles meurent quelquefois par la violence qu’elles se font pourprononcer un mot difficile. D’autre part, elles oublient aisémentce qu’elles ont appris, à moins qu’on ne le leur répete de tems entems, & elles témoignent leur extrême satisfaction quand onleur dit le mot qu’elles cherchent. Quoique leur figure n’ait riende frappant, elle n’est cependant pas commune : mais au reste lespies font assez belles par le talent quelles ont d’imiter le langagehumain. O11 prétend qu’il n y a que celles (11) qui se nourrissentde gland qui apprennent à parler; qu’en outre les meilleures àinstruire font celles qui ont cinq doigts (12) aux pieds; encoreréapprennent elles, à ce qu’on assure, que pendant leurs deuxpremières années. Elles ont la langue large (13), comme l’on tauísi, chacun dans son genre, tous les oiseaux qui imitent le langagehumain (14); industrie q réaffectent presque toutes les fortes d’oi-seaux. Actuellement même^iu moment où j’écris cette histoire,Agrippine, femme de l’Empereur Claude,'a une grive (15) qffi

chapitre 15 ; Solin , chapitre 52. mones hominum ; mais je crois cette(14) D’après un manuscrit & quel- derniere leçon meilleure,ques éditions, M. le Comte de la (15) Sur ía nomenclature polyglotteTour Rezzonico veut qu’on lise au de la grive, consultez la note 8 dutexte sermones omnium 3 au lieu de/eT' ch. 24^ . ^

Tome IV. Q