140 NATURALIS HISTORIA LIB. X.
jorem aquila, cornua in temporibus curvata habentem *ferruginei coloris, tantum capite phœniceo. Nec iirenesimpetraverint fidem , licet affirmet Dino , Clitarchi cele-brati auctoris pater, in India este ; mulcerique earum cantu,quos gravatos somno lacerent. Qui credit ilta, & Melam-podi profecto aures lambendo, dedifie intellectum aviumsermonis dracones non abnuet : vel qiiíE Democritus tradit,nominando aves, quarum confuso sanguine serpens gigna-tur ; quem quisquis ederit, intellecturus sit alitum collo-quia : quasque de una ave galerita privatim commemorat,etiam fine his immensa vitae ambage circa auguria. Nomi-nantur ab Homero scopes, avium genus : neque harumfatyricos motus, cum insidentur, plerisque memoratos fa-cile conceperim mente : neque ipsa: jam aves noscuntur,Quamobrem de confessis disseruisse praestiterit.
scythique, comme je Fai amplementfait voir , note 8. C’est à tort que Phi-lostrate, contre le témoignage de Pli-ne, de Pomponius Mêla, & de toutel’Antiquité, fait du griffon un oiseaude l’Inde.
(n) Le trago-pan , ou plutôt letrago-paon, c’est-à-dire le paon dontla tête est ou paroît être armée de cor-nes de bouc, est un oiseau inconnuaux Européens. C’est peut-être uneforte de dronte, ou de dindon bizarre.Au reste , je dois observer que les ma-nuscrits consultés par le Pere Hardouinponent trago-pana j mais que les plusanciennes éditions portent trago-pa-nadem j ce que je regarde comme unecorruption de trago pavonem: &je con-jecture que c’est ainsi que Pline avoirécrit.
(1 í) Les íîrenes font des oiseaux ,
& non pas des néréides, comme se lesont figuré quelques Critiques. Ovidea dit d’elles , Métam. 1. 5 :
Pluma pedesque ayium , cùm virginis ora geratis?
Madame Dacier les qualifie de Nym-phes , au douzième livre de f Odyssée :mais Homere ne dit nulle part que cesoient des Nymphes.
(13) Voyez les notes alphabétiquesfur le premier livre de Pline.
(14) Allusion à leur nom de Jirenesou syrenes , que Calepin dérive duGrec fy r ô , qui signifie traho , dis-traho , &c.
(15) Consultez, sur cette fable,Apollodore , 1 . 1 , Bibl. le Scholiasted’Apollonius, fur le premier livre desArgonautiques ; le Scholiaste de Pin-dare fur la quatrième Ode Pythique;le Scholiaste d’Homere fur le feptieme