HISTOIRE NATURELLE, L I V. X. I $ j
Jplus de vjngc-cmq œufs a couver. Les poules commencent (22)à pondre au solstice d’hiver. De. toutes leurs couvaisons, cellequi se fait avant féquinoxe du printems est réputée la meilleure.Les poussins qui viennent après le solstice d’été, n’arrivent p‘àsà leur (23) grosseur naturelle ; Sc plus ils naissent tard, moins ilsy parviennent.
Des vices quise rencontrent dans ^incubation , 6 ' des remèdes
qu on peut y apporter.
O N regarde comme les meilleurs œufs à faire couver, ceux quin’ont pas plus de dix jours ; ceux qui font trop vieux ou tropfrais (1) ne valent rien. II faut toujours les mettre fous la pouleen nombre (2) impair. Après les (3) quatre premiers jours d'in-cubation, si, en les tenant d’une main par la pointe vis-à-vis lalumière , on voit qu’ils font clairs & cl’une feule couleur, ondoit juger qu’ils font nuls; auquel cas il en faut mettre d’autresen place de ceux-ci. On connoît auffi (4) les bons œufs pâr unprocédé d’hydrostatique. Les œufs clairs nagent fur l’eau ; ceux,
au contraire, qui font pleins 6c fécondés, vont à fond. Ce fontces derniers qu’il faut mettre fous la poule. C’est une mauvaiseméthode pour éprouver les' œufs que de les secouer; car de cettemaniéré on brouille les principes de la génération , ôe de,tels œufsne produisent rien. II faut faire couver après (5) la nouvellelune : si l’on commence avant, on ne réussit pas. Les pouffinséclosent plus vîte quand il fait chaud; en été { 6 ) au bout dedix-neuf jours , en hiver au bout de vingt-cinq. S’ii tonne (7)pendant que la poule couve , les œufs fe gâtent Sc deviennentnuls. La voix (8) de l’épervier produit fur eux le même esset.
geons qui sont sujets à devenir clairs l’épervier effarouche les poules ,quand il vient à tonner. celle qui couvoit se sauve alors, Sc va
Ceci a tout l’air d’un préjugé , fe réfugier au lieu où elle fe croît leou d un fait niai observé. Le cri de plus en fureté : fi donc il arrive qu’elleTorne //ss Y