HISTOIRE NATURELLE, LIV. X. 1 69
drent da vent; c’est pourquoi on les appelle aussi zéphyriens :d’autres les nomment cynofures, c’est-à-dire urine de chien. Ilsne fe forment qu’au printems, lorfqu’il arrive à l’oiscau d’aban-donner fa couvaison. Au reste, st on laisse macérer des œufsdans du vinaigre,ils fe ramollissent (13) tellementqu’on peut les .faire passer à travers un anneau. Un très bon moyen pour (14)garder long-tems des œufs, c’est de les mettre dans de la farinede feves, ou bien fur de la paille en hiver, & dans du son enété. Si on les met dans du íel, ils fe vuident, dit-on , entiè-rement.
Quel ejl le seul oiseau qui soit vivipare & qui allaite ses
petits.
La chauve-fouris (i) est le seul (i) oiseau qui ait des ailes depeau, le seul qui fasse fes petits vivants, le seul qui les no u r- •
riste de son lait, en leur présentant la mamelle. Ces petits fontau nombre de deux. Leur mere les porte avec elle en volant ,ôc les tient (3) embrassés. On dit que la chauve-fouris n’a (4)point de jarret. Elle est très (5) friande de moucherons.
(3) Ses bras & fes ailes étant lamême chose, il est assez difficile deconcevoir comment elle peut à la foisembrasser fes deux petits & fe souteniren f air. M. de Buffon ne nous donneaucun éclaircissement fur ce fait. Onapure dit-il, qu elles ne portent quedeux' petits j qu elles les allaitent & lestransportent même envolant. Si ce trans-port est vrai, je présume qu’il íe fait aumoyen de ce que ce sont les deux pe-tits chauves - souriceaux qui tiennent
leur mere embrassée tandis qu’ellevole.
(4) Elle n’en a point aux jambes dedevant, qui lui fervent d’aiíes ; ou dumoins ce qu’on póurroit appeller lejarret ou le coude , n’y est point à favraie place, mais beaucoup plus loin.
(5) Consultez, fur ce goût de lachauve-fouris pour les moucheronsun fait curieux observé & rapporté parM. de Buffon, Hiji, Anim. tome 7,P- 3 34 -
Tome IV.
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