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170 NATURALIS HISTORIA L I B. X.
De conceptu vipera & partu , & qua terrejlrium ova pariant ,
R u R s u s in terrestribus ova pariunt serpentes : de qui-bus nondum dictum est. Coeunt complexu, adeo circum-volutae sibi ipsae, ut una existimari biceps postit. Viperaemas caput inserit in os, quod illa abrodit voluptatis dulce-dine, Terrestrium eadem sola intra se parit ova unius colo-ris & mollia, ut pisces. Tertia die intra uterum catulos ex-cludit : deinde singulos singulis diebus parit, viginti ferenumero. Itaque caeterae, tarditatis impatientes,perrumpuntlatera, occisa parente. Catteras serpentes contexta ova interra incubant, & foetum sequente excludunt anno. Croco-dili vicibus incubant, mas &c foemina. Sed reliquorum qua-que terrestrium reddatur generatio.
De generatione terreflrium .
Bipedum solus homo animal gignit. Homini tantum
(x) Pline n’en a point encore jsarlé,quant à ce qui concerne leur généra-tion ; car ii a souvent fait mention duseroent & de la vipere dans les livresprécédents. Voyez la Table des ma-deres.
(2) Cest là probablement îe vérita-ble amphlsbene.
( 5 ) Nicandre , Theriaq. Elien ,Hisi. Arûm . 1 . j , ch. 24 j le PoètePrudence dans son Hamartigénie ,v. 5 8 5. Au reste ceci est traité de fablepar Philostrate, ainsi que par les Phy-siciens modernes. Les Anciens se fí-guroient que c’étoit au moyen de cetteintroduction de la tête du mâle dansla gueule de la femelle, que se faisoic
l’accouplement. Mais on a reconnuque les viperes parient par l’entremifedes mêmes parties destinées » chez lesautres animaux, à la génération.
(4) Aristote, Hijl. Anìm. 1. j , cha-pitre 29.
(5) Aristote, ibìd.
( 6 ) Elle en met bas quelquefois jn£qu’à vingt-cinq, selon Charasius , inEchiofophioj p. 57.
(7) Ce conte puérile, recueilli parAristote, 1 . 5 , ch. 29, & , avant lui ,par Hérodote, 1 . 3 , p. 205 , a été ren-voyé au rang des fables par Aldrovan-de. Voyez son premier livre des ser-pents j p. 12j.