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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. X. I73

vivant. II est auffi le seul qui fe repente (3) la premiere foisqu’il fait les fonctions de mâle: triste présage pour Têtre auquelil donne la viel origine sinistre qu accompagne le repentir! Lesautres animaux ne s’accouplent qu’en certains tems de Tannée ;l’homme, ainsi que nous savons dit ailleurs (4), peut engendrerson semblable à toutes les heures du jour & de la nuit. Les autresanimaux se lassent bientôt du coït; Thommeen est presque insa-tiable. Meíïaline (5), femme de TEmpereur Claude, regardantcomme digne d’une Impératrice la victoire en ce genre d’escri-me, choisit pour antagoniste la plus célébré courtisanne de Rome,ôc la surpassa, ayant exercé Tacte vingt-cinq fois dans Tespaced’un jour ôc d’une nuit. Les hommes ont inventé divers (6)moyens d’aísouvir leur lubricité, qui tous font contraires à lanature. Les femmes ont inventé Tavortement. Combien forum es-tions plus criminels fur cet article que les bêtes brutes! Hésiodedit ( 7 ) que les hommes font plus amoureux en hiver , ôc lesfemmes en été.

Les (8) éléphants , les chameaux , les tigres , les lynxs , lesrhinocéros , les lions , les dasypodes, les lapins, s’accouplentcroupe à croupe, parceque les mâles, dans ces especes, ont lesparties de la génération dirigées (9) en arriéré. Les chameaux (10),pour leurs ébats, cherchent des lieux déserts, ou du moins deslie «x écartés; ôc il est extrêmement dangereux (11) de s’y trou-ver présent. Ils demeurent accouplés un jour entier (iz); ce quin’arrive à aucun autre animal qui ait Tongle d’une feule piece.Parmi les animaux quadrupedes , les mâles , en général , fontexcités à Tamour par Todeur (13) des semelles. Les chiens t lesveaux marins, les loups ,se retournent croupe (14) contre croupe

selon la distinction formelle d’Aristote,ibid. confirmée par Albert, de Anim.traité z , 1. 6, p. 107, & 1. 5, p. 176.( I2 0 Aristote, ibid.s 1 í) Ce fut par ce moyen que lecheval de Darius procura i’Empire à

son maître , l’écuyer de celui-ci ayantprésenté sa main à sentir au cheval,après avoir touché une jument auxparties naturelles. Consultez , fur cefait, Hérodote , 1 . 3.

(14) Aristote, ibid. p. zx)- .