I$Q NATURALIS HISTORIAI LIB. X.
£)e JenJibus animalium.
Caput E x sensibus ante coxero, homini tactus, dein gustatus i69- reliquis superatur à multis. Aquila; clarius cernunt : vultu-res sagacius odorantur : liquidius audiunt talpae obrutae terra,tam denso atque surdo naturae elemento. Praeterea voceomnium in sublime tendente sermonem exaudiunt : dc iide iis loquare, intelligere etiam dicuntur, & profugere.Auditus cui hominum primo negatus est, huic & sermonisusus ablatus : nec sunt naturaliter surdi, ut non iidem lint& muti. ín marinis ostreis auditum este, non est verisimile :sed ad sonum mergere se dicuntur solenes. Ideo & silen-tium in mari piscantibus.
(1) «Dans Thomiste (écrit M. de» Buffon , Jíijl. Natur. T. 5 , p. z8 o ) ,» le premier des sens pour Texcel--- lence eíï le toucher , & 1’odorat est-, le dernier . . . L’homme a le tou-„ cher , Toreille 8 c l’œil plus parfaits ,« & 1’odorat plus imparfait que 1’ani-» mal ; en général , les sens relatifs à,, la connoistance font plus parfaits« chez l’homme, & les sens relatifs» à l’appétit font plus parfaits dans» Tanimaì, &c. ». M. de Buffon nouspermettra d’observer que c’est gratui-tement qu’il suppose la vue de Thom-iste meilleure que celle d’un grandnombre d’animaux. Assurément il s’enfaut de beaucoup que nous ayons lavue aulïì perçante que l’aigle & quela plupart des oiseaux.
( í ) M. dé Burron écrit que la
plupart des oiseaux, Sc sur-tout desoiseaux de proie, manquent presqueabsolument de ce sens.
(3) Voyez, dans la premiere note,notre observation critique sur l’aíser-tion contraire de M. de Buffon.
(4) Consultez la nomenclature po-lyglotte de la taupe, 1. 8 , chap. 58,note 7.
(5) Terram j tanto fipijjìorem natur dtpartem , a dit Pline au livre p, cha-pitre 7, en parlant de Bêlement où vitrenfermé ce même animal.
(ó) C’est la décision d’Aristote, Hist.Anim. 1 . 4 , chap. 9. Cela est auffi con-firmé par les observations des Moder-nes. La taupe a V ouïe tres fine 3 écritM. de Buffon, Hift. Nat. T. 7, p. 323.
(7) Préjugé 8 c conte de villageois,