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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L IV. X. 2 0 J

tits animaux n’-exercent pas de moindres inimitiés que les plusgrands. Les chenilles ( 14*) n approchent pas d’un arbreoùilya unefourmilliere. L’araignée voyant un (15) serpent étendu sous l'ar-dre où elle a tendu fa toile, descend par un fil sur la tête dece reptile, ôé lui mord si rudement le dessus du cerveau, qu’il.siffle, grince des dents, tourne, pirouette , fans pouvoir s’en-fuir, ni seulement rompre le fil auquel l’araignée est suspendue,& la scene ne finir que par la mort du serpent.

D’autre part, les (16) paons & les pigeons vivent en bonneintelligence ; comme auísi les tourterelles & les perroquets, lesmêmes (17) tourterelles 5 é les merles. Les corneilles (18) & leshérons se lignent ensemble pour faire la guerre à la race du renard :l’oiseau de proie harpé Lé le milan se liguent pareillement contre letriorkhès. Quedis-je ? on voit des marques d’amitié, même chezles serpents, qui font les animaux les plus cruels. Nous avonsprécédemment (19) rapporté l’histoire d’un jeune homme à quiun dragon qu’il avoir nourri, sauva la vie, cet animal ayantreconnu le jeune hommq. à sa voix. Phylarque (20) raconte cetrait d’histoiré merveilleux au sujet d’un aspic : il dit qu’enEgypte un de ces reptiles avoit coutume de venir à l’heure desrepas se présenter à la table d’un certain particulier qui lenourrissoit, Sé qu’habitué dans le logis, il y fit ses petits, l’undesquels mordit Lé blessa à mort le fils de l’Egyptien; que l'afipic , lorsqu’il vint à l’ordinaire pour prendre sa nourriture , ayantconnu la faute commise par son petit, le tua en punition d’untel forfait, &c ne retourna plus ensuite dans cette maison.

que le Pere Hardouin tente d’éta-blir , d’après ces deux passages dePline, que l’espece de paon dont parleici Pline, n’est autre que le perroquetverd.

^7) Je lis turtures avec l’élite desmanuscrits , confirmés par Aristote , &non pas turdi , avec quelques manus-crits & la plupart des Editeurs.

(18) Aristote, ìbid. page 1008 *

Elien, Bìjì. Anìm. 1 . 5 , ch. 48. *

(19) Au 1 . 8, ch. 17, où j’ai faitvoir que l’expreffion de dragon ne si-gnifie autre chose qu’un serpent ordi-naire.

f 20 Nous avons parlé de Phylarquedans les notes fur le premier livre , fieailleurs.