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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI V. XI. 2,^ s

appellent-ils ce miel anthinon (4), c’est-à-dire fleuri. Quelques-uns ne veulent pas qu’on touche à ce miel vernal, p OU r qu’ilreste davantage de quoi nourrir les jeunes mouches qui naîtront,& qu’elles soient plus vigoureuses : d’autres, au contraire, lais-sent dans les ruches moins de ce miel que de tout autre, parce-qu’au lever des grandes constellations (5) il doit s’en formerabondamment de nouveau. Le tems où y il en a le plus, c’estvers le solstice d'été (6), lorsque le thym & la vigne commen-cent à fleurir. Du reste, il faut user d’une sage économie quandon châtre les ruches ; car fl les abeilles voient que la provisionleur manque, elles se dépitent, & meurent de regret, ou déser-tent : si, au contraire, on leur laisse une provision trop copieuse,elles deviennent paresseuses 6 c lâches, dédaignent leur nourri-ture ordinaire, 6 c mangent le miel pur. C’est pourquoi les gensles plus soigneux laissent aux abeilles la douzième (7) partie desrayons, lorsqu’ils font cette récolte. II semble que la Nature aitvoulu marquer expressément le jour (8) où cette même récoltedoit se commencer : le jour est facile à savoir ainsi qu’à remar-quer; c’est le trentième depuis que les abeilles ont jetté. Ainsicette vendange du miel se fait presque toujours dans le mois deMai.

La seconde sorte de miel, c’est le miel d’été, ainsi appelle, parce-qu’il se forme principalement au lever de la Canicule, trente joursenviron après le solstice. La Nature fait merveilleusement éclatersa puissance en cette occasion, par une production qui n’auroitpoint de prix, si la tromperie des hommes ne gâtoit Sc ne cor-rompoit toutes choses. Dès que les constellations assignées à cetteépoque, 6 c sur-tout les constellations majeures, se sont levées,ou que (9) l’arc en-ciel paroît, alors s’il ne tombe pas de pluie,mais qu’il faste feulement une rosée qui s’échausse par les rayons

prietcs. Consultons ce qu’en dit Pline eamdem qu& ft aspalatho suavitatemlui-meme au livre 1 z : Tradunt inquo- odoris exsjìere : fed ìn aspalatho ine~cumque frutice curvetur arcus cœleftis 3 narrabilem quamdam .