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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. L 4/

du soleil, il se forme, au lieu de miel ordinaire, un présentcéleste, un médicament singulier pour les yeux, pour les ulceres ,8e les parties intérieures. Que st ce miel estival est recueilli dans letems du lever de la Canicule, Sc que Vénus, ou Jupiter, ou Mer-cure , viennent à se lever auíst ce même jour-là, comme il arrivesouvent, alors c’est une liqueur qui, par fa douceur, Sc par lavertu qù’elle a de guérir les maladies les plus mortelles, ne sau-toir se comparer qu au nectar des Dieux.

De l’ épreuve du miel.

On recueille une plus grande quantité de miel dans la pleinelune, &c un miel plus gras dans un jour serein. Le meilleur estcelui qui coule (i)de lui-même, comme le moût ou l’huile:les Grecs l’appellent aketon (1). Le miel rouge est aussi très bon ;Sc c’est un excellent remede contre les maladies des oreilles. Onfait cas du miel qui est tiré du thym; il est de couleur d’or (3},& d’un goût très agréable. Celui que nous voyons fe formerdans les calices (4) des fleurs est gras; celui que donne le romarinest condensé ; quant à celui qui se fige , on ne l’estime point. Lemiel tiré du thym ne se coagule pas; Sc si l’on y touche, il filemenu ; ce qui est le principal signe de fa pesanteur. Mais celuiqui ne file point, Sc qui tombe goutte à goutte, est d’une qua-lité médiocre. Les autres conditions de la bonté du miel, c’estqu’il soit odoriférant, doux, piquant, gluant, transparent. DenysCassius (5) veut que, dans la récolte d’été, on laisse aux abeillesla dixieme partie de la provision des ruches, si elles font pleines;ou si elles ne le font pas, qu’on en laisse à proportion ; & si ellesfont comme vuides, qu’on n’y touche point du tout. Les Athé-niens ont fixé, pour cette récolte, le tems oh l’on commence à

(5) Denys Castius , le Traducteur mier livre de Pline. C’est contre l’au-de Magon, Sc dont nous avons parlé torité des manuscrits que quelquesdans les notes alphabétiques fur le pre- Editeurs lisent ici Thafio Dionysw..