H I S T O I RE NATURELLE, L I y. X I. 2 .69
ctì donnent elles meurent (.12 ) auffi - tot : d autres pensentqu’elles ne meurent que quand elles l’ont enfoncé fi avant, qu’iíest suivi d’une portion d'incestìn; Lc que quand elles perdentsimplement leur aiguillon, sans autre accident , elles en fontquittes pour sè trouver réduites à la condition des bourdons ,c’est-à-dire qu’étant alors destituées de force, elles ne font plus demiel, &L qu’elles ne peuvent plus ni nuire ni proíiter.ili y a des exem-ples (13) que des chevaux même ont été tués pat des abeilles.
Elles détestent (14) les mauvaises odeurs fuient dé plusloin qu’elles peuvent pour les éviter ; elles haïssent me me lésaromategstxjX'faclices : auíîì attaquent-elles les gens (16) parfu-més. Mais elles sent exposées (.17) eUes-mêmes. aux injures deplusieurs fortes' d’animaux. .Les guêpes , qui font desefpecesd’abeilles bâtardes, Sc les (18) frelons j leur font la guerre ; commeauffi les trustions (19), qui font du genre des cousins. Les híroó-
(19) Je pense, avecie P. Hardouìíii,que Yempïs des Grecs est le culex de Pli-ne , dont nous.avons traité au chap. 2.Ainsi culex en Latin, oc empìs en Grec,font le nom générique du cousin. Quantaux muliones de Pline, qu’il dit êtreune classe de cousins , le Pere-Har-douin pense, mais à tort, comme jele ferai voir , qu’ils répondent auxknipes d’Aristote, Hist. Anim. liv. 4,ch. 8 , p. 48 3. Quoi qu’il en soit, con-fondre , avec Dalechamp &c d’autresCritiques , les mutions avec les empl-ies, c’est confondre l’espece avec lenenre. Ponr en revenir au Pere Har-douin , ce Savant se trompe lorsque,par une analogie illusoire de nòms, ilfait des mulion$ une forte de cousinsqui s attachenr aúx mulets. Les nuisionsne ío n t autres que les araignées d eau,qui courent principalement fur-la su-perficie des eaux dormantes, dans íesendroits marécageux. G’est un nomCeltoscythe adopté , comme une infi-
ijíiiré d’antrex*par les Latins, j la racine.,dis-je ,. de mulio est le .mot Celtoscythemùl* qui , eííèòre aujourd’hui en lan-gue Slawon e , signifie limon , fangemarécage. Cç quifait voir la justesse decette étymologie, c’est cé qu’écrit Al-bert le Grand, que les araignées d’eau& les grenouilles, font les ennemiesjurées des abeilles 3 par où il est aiséde voir qu’i! entend par araignéesd’eau, les musions de Pline, voicises paroles , 1 . 8 , de Animal. Traité 4 ,ch. 4, p. 27 : Quando apes veniunt adaquam j volentes bibere , superveniunteï 's ratía j & dràtièct a'quatuOtj & Inter-ficiunt eas j, & devorantur à ranis. Lesmutions des Latins ne foilt donc pointles knipes des Grecs, puisque les kni-pes j selon Theophraste , Hist. Plant.I. 2 , ch. 9 sont cette forte d’insectequi s’pngendre fur les feuilles de for-me ; & tout démon tf stdo ín nie á f envique les mutions dont Pline parle icifont les araignées d’eau.