Band 
Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. Z L Z

fourmis tirent ( 4 ) 1 or des naines. Elles son t (j) de la groíïeur (6)des loups d’Egypte, ôc de la couleur des chats. C’est en hiver ( 7 )qu’elles tirent l’or, & les Indiens vont l’enlever secrètement enété, lorsque l’ardeur du soleil oblige les fourmis à se tenir dansleur taniere. Mais íì elles sentent les voleurs, car elles les con-noiíTent à l’odorat, elles se jettent sur eux, & souvent les met-tent en pieces, fans que l’extrême vitesse des chameaux (8), furlesquels ils s’enfuient, puisse les dérober à la diligence & à lacruauté des fourmis, passionnées pour leur or.

De différents genres d'infectes.

Beaucoup d’insedtes ( 1 ) s’engendrent d’une autre maniéréque les précédents ; 6c quelques-uns en particulier proviennent ( 2 )de la rosée qui se trouve sur les feuilles de chou ( 3 ) au com-mencement du printems, 6e qui, étant épaissie par la chaleur dusoleil , forme de petits grains dont la grosseur n’excede pas celled’un grain de millet. De là fort un petit ver qui, au bout detrois jours , devient chenille (4). Celle-ci est quelques jours à.prendre fa croissance, ensuite elle se revêt d’une pellicule dure,& s’enveloppe d’un tissu qui ressemble à la toile des araignées.Dans cet état on la nomme chrysalide. Elle est alors immobile,fie ne remue que quand on la touche. Enfin la pellicule se rompt,6c il en sort un papillon qui vole.

(1) Tout ce chapitre est calqué d’a-près Aristote, Hiji. Anim. 1 . 5, ch. 18 ,p. 5 97•

(2) Préjugé puérile.

(j) Ce font des choux que Pline aentendu par l’expreflion qu il a em-

ployée, du moins à en juger par l'ex-preffion qu’emploie Aristote.

(4) Au lieu de eruca } le premiermanuscrit royal, & sédition de Parme,portent urica. La première leçon estla plus employée.