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Tome quatrieme.
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324 NATURALIS HISTORIAE LIB. XI.

De animalibus in ligno , & ex ligno nascentibus *

Caput Sic quasdam ex imbre generantur in terra : quaedam &C33* in ligno. Nec enim colli tantum in eo, sed etiam tabaniex eo nascuntur : & alia, ubicumque humor est nimius :iicut intra hominem taeniae tricenum pedum, aliquando &plurium, longitudine.

Jam in carne exanimi, & viventium quoque hominumcapillo : qua foeditate & Sylla Dictator, & Alcman ex cla-riíïìmis Graecis Poetis, obiêre. Hoc quidem ôc aves infes-

(1) La saine physique madmet plusde ces productions purement élémen-taires. Aujourd’hui nulle générationfans germe. La pluie est, si l’on veut,l’accoucheuse, mais non la mere decertains insectes.

(z) Le cojffon 3 selon Adrien s unius,est le même insecte que Pline appelleausiì teredo 3 & que Servius nommetermes. II le définit vermis quï ligna■pinguiora & picei generis erodit 3 &offa. On le nomme , dit-il, en Grec ,terèdôn 3 thrips 3 xylophagos; en Alle-mand, holt\vurm 3 holt^made; en Bel-gique , houtworm ; en François , ver debois; en Italien , tardo 3 verme di legno ;en Espagnol , tarma ; en Anglois, tim-ber-worm. Je pense que le cojffus est unver blanc qui s’attache entre l’écorceôc le corps de certains arbres j & quele teredo est un ver qui pénétré dans lacapacité de l’arbre même. Pline repar-lera du cojffus au livre 17, chap. z 4.

(z) Préjugé que nous avons com-battu dans la premiere note.

(4) Le texte est corrompu en cet en-droit. Trois manuscrits portent & alibi

ubicumque j Le premier manuscrit royalaliubìcumque , le manuscrit de Chifïlet& alias; d’où les Editeurs, pour laplupart, ont fait & alia; leçon quej’ai cru devoir adopter, contre le sen-timent du Pere Hardouin.

(5) C’est le lumbricus de Celsus , &'la colubra caca de Columelle. Ecou-tons Adrien Junius : LumrricusCelso 3 colubra caca Columella 3

pro verme alvum humanum infestante ;Gr. ír/xiç ; AI. s pu lwu r m ; Belg,VUXCKTtroRM ; Hisp. LOMBRIZ.Peut-être aussi s’agit-il ici du ver so-litaire , appelle t&nia par les Latinistesmodernes. Voyez la note suivante.

(6) M. Jault avoir lu au texte trecen-torum pedum au lieu de trìcenûm 3 puis-qu’il traduit trois cents pieds. J’ignoresur quelle autorité il se fondoit. Peut-être a-t-il été induit en erreur par lemot t&nia 3 qui, chez les Latinistesmodernes , signifie le ver solitaire ,l’un ,de ceux qui rongent quelquefoisrhomme, ôc qui est quelquefois d’unerelie longueur, que Boheraave allureen avoir vu de trente aunes. Consul-