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Tome quatrieme.
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330
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330 NATURALIS HISTORIEE L I B. XI.

araneus unà includatur : íìtit enim , & omnem humoremabsorbens , ariditatem ampliat. Hoc & in chartis nascitur.Est earum genus tunicas suas trahentium , quo cochlexmodo : sed harum pedes cernuntur. Spoliatas exspirant. Siaccrevere , faciunt chrysallidem. Ficarios culices caprificusgenerat. Cantharidas vermiculi ficorum, & piri, & peuces,& cynacanthas, A rosas. Venenum hoc alas medicantur :quibus demptis, letale est. Rursus alia genera culicum aces-cens natura gignit. Quippe cum & in nive candidi inve-niantur, & vetustiore vermiculi : in media quidem altitu-dine rutili ( nam & ipsa nix vetustate rubescit ), hirti pilis,grandiores, torpentesque.

moulins, qui est le cafard , & dontnous avons parlé vers la fin de l’avant-derniere section du ch. 28. Quoi qu’ilen soit, la teigne se nomme en GrecJìlphe , tilphè j ses j en Allemand ,schaabenmatt , schaben ; en Belgique,motte , schieter\ en Italien, blatta ,tignuola j tarma ; en Espagnol , pclila ,rapacoua 3 tina ; en Danois , mid ,mïdder , moel j en Slawon, mol 3 w\a-tach. Au reste ce que dit ici Pline estemprunté d’Aristote , Hìjl. Anim. 1. 5 ,ch. 27, p. 6$ 1.

(2) Ce raisonnement n’est guere ad-missible ; car la teigne des étoffes s’en-gendre, non de la sécheresse, mais,au contraire, de l’humidité. Plinenous paroît avoir été ici dans une no-table erreur.

(z) Nous donnons plus volontiersà cette espece de vermine qui rongeles livres, le nom mite. Mais le papierdes Anciens étoit peut-être rongé parune forte de teigne. On demande quel

seroit le papier ou la toile propre àécrire, & qui seroit à la fois incorrup-tible à la moisissure, & indestructibleau feu. Ce seroit peut être un tissu d’a-miante, dont les caractères seroientbrodés en boííe avec un fil de mêmematière. Un tel codicille seroit pro-bablement aussi indestructible qu au-cune chose puisse Petre. II pourroitsubsister intact plusieurs milliers d’an-nées, à moins que les hommes n’em-ployassent le tranchant du fer pour ledétruire.

(4) Ce font là, à proprement parler,les vraies teignes _, selon nos Natura-listes. Celles qui quittent leur fourreaufont de fausses teignes, selon M- deRéaumur. Aristote , ib id. p. 1 - àitde la teigne à tunique un ver ronge-bois, l’appellant xylophthore. Cetteteigne, selon M- Valmont de Bomare ,ne mérite point ce nom j elle ne gâtepoint le bois, elle se sert seulementde celui qui se perd, pour en couvrirses habits.