HISTOIRE NATURELLE, Liv. XI. 331
îes étoffes, principalement s'il s’y rencontre en même tems unearaignée; car celle-ci, qui est toujours altérée, suce toute l’hu-midité, & par ce moyen augmente la sécheresse ( 1 ). Les teigness’engendrent pareillement dans les livres (3). II y a une fortede teignes qui traînent (4) leurs tuniques de la même maniéréque les colimaçons traînent leur coquilles; avec cette différence ,que dans les teignes les pieds paroiífent. Si on leur ôte leur tu-nique, elles meurent (5) auffi-tôt; & si on les laisse croître ,elles deviennent chrysalides ( 6 ). Le figuier sauvage produit desmoucherons (7) qu’on trouve dans son fruit. Les petits vers (8)du figuier, du poirier, du pin , de la cynacanthe (9), du cynor-rhodon (10), produisent (11) des cantharides. Cette mouche estun ( 11 ) poison, dont néanmoins les ailes font (13) le remede:mais si on les lui ôte, son poison est mortel. Les acides (14) en-gendrent d’autres sortes de moucherons. On trouve même (15)dans la neige de petits vers blancs. Dans la vieille neige, à uneprofondeur moyenne, ils font rouges, c’est-à-dire de la couleurmême de la vieille neige : de plus ils font velus, aílez grands ;mais ils se remuent avec peine.
(5) Aristote, ibid.
(6) Après quoi, selon M. Valmontde Bomare, toutes les teignes de cegenre se changent en petits papillons.Ces papillons observés par les Moder-nes , n’étoient pas encore bien connusdu tems d’Aristote, comme cet Ancienl’avoue lui-même, ibid.
(7) Appelles , par Aristote ,ibid. p. 6 33. Pline en reparlera plusau long ,1.15, ch. 17.
(8) Aristote, Hijl. Ariim. 1 . 5, ch. 18,P- 60;.
(9) Nous traiterons de la cynacan-the, 1. , fin du ch. 4.
(10) C’est de la rose sauvage ou cy-
norrhodon dont il s’agit ici, commeon le peut voir chez Pline lui-même,au 1 .19 , fin du ch. 4. Nous traiteronsde cette forte de roíier, 1. 21, fur lafin du ch. 1.
(11) Voyez Pline, 1 . 29 , fur la findu ch. 4.
(12) Voyez Pline, ibid. & M. Val-mont de Bomare, au mot Mouche, can-tharide.
(13) Ce remede a bien l’air d’unpréjugé.
(14) Et le vinaigre entre autres.Voyez Aristote, Hijl. Anim. 1 . 5 , c. 18,p. 604.
(15) Tout ce qui fuit est emprunté
T t ij