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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LI y. XI. jjl

les animaux, il est placé fur le devant (95) de la tête, parce-que (9 6 ) les sens tendent toujours devant (97) nous. C’est du cer-veau que provient le sommeil (98) Sc cette torpeur qui fait flé-chir la tête; aussi les animaux qui n’ont point de cerveau (pp)ne dorment point. On dit que les cerfs (100) ont vingt versdans la tête; savoir, dans la cavité (101) qui est fous la langue,Sc vers l’articulation de la premiere vertebre du cou avec latête.

L’homme a les oreilles immobiles (102). Quelques-uns cepen-dant les ont pendantes ; de là le surnom de Flaccus commun àplusieurs familles (103). II n'est point de partie du corps pourlaquelle les dames fassent plus de dépense, y attachant des pen-dants de perles. En Orient (104), il n’est pas messéant aux hom-mes de porter des pendants d’oreilles d’or. Au reste, certainsanimaux paroissent avoir les oreilles trop grandes , Sc d’autrestrop petites. Celles des cerfs (105) font fendues Sc commepartagées; celles des souris font velues. II n’y a que (to6) lesanimaux vivipares qui aient des oreilles; Sc tous en ont, ex-cepté le veau marin (107), le dauphin (108), les poissons que

r avant ab iis; ce qui n’offroit qu’uncontresens.

(103 i Témoin la famille Cornelia ,la famille Horatia 3 la famille Pompeia 3la famille Rutilia , la famille Valeria 3la famille Verria 3 8cc.

(104) Sur-tout vers l’Euphrate, se-lon Juvénal, Satyre 1, v. 89 :

Natus ad Euphratem , modes quod in-aure fenestra:Arguerint.

(1 q 5 ) Pline auroit du dire celles decertains cerfs. , & spécifier, commeAristote , la patrie des cerfs. Ce der-nier écrit„ Hijl. Anim. 1 . 6, chap. 29 ,p -77 1 5 qssen Asie, proche d’Arginusse,,où mourut Alcibiade , fur la monta-

gne Elaphonte , ou montagne descerfs, toutes les biches ont les oreillesfendues ; ce qui sert à les reconnoîtrequand elles s’écartent & passent de làdans d’autres cantons.

(1 06) Aristote, Hijl. Anim. livre 1,chap, 9 , p. 74.

(107) II a des trous auditifs fansoreille extérieure, selon l’observationd’Aristote, ibid. & 1 . 2, Hijl. Anim,

ch. 14, p. 203. v

(108) Le dauphin , outre qu’il n apoint d’orerUes, n’a pas même de trousauditifs, selon le même Aristote, ibid.Nous avons traité du dauphin au h 9 ,,chap. 8 ; & du veau marin, 1- 9, cha-pitre 13.

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