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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, Hy. XI. jj Z

nòus avons appelle (109) cartilagineux, Sc la vipere. Le veaumarin Sc la vipere ont des trous au lieu d’oreilles ; mais les pois-sons cartilagineux Lc le dauphin n’en ont point. Toutefois H‘eítdémontré que le dauphin entend ; car il se plaît à la musique ,Sc il se laiíse aisément prendre quand il est effrayé par quelquebruit. Mais par oh entend-il (110)? C’est ce qu’on a peine àcomprendre. On ne voit pas non plus par oh il flaire (1 n); &néanmoins il a l’odorat très fin. Entre les oiseaux, il n’y a quele duc (ïiz) Sc le hibou (113) qui aient des plumes en façond’oreilles : les autres n’ont que des trous qui leur fervent pourentendre. Il en est de même des animaux à écailles Sc des ser-pents. Dans les chevaux Sc dans toutes les bêtes de charge,les oreilles font connoître la disposition aduelle de ces animaux.Sont-ils fatigués ? elles font flasques : sont-il effarés (114) ? ellesfont sémillantes : sont-ils en fureur ? elles se dreíïènt (115) : sont-jls malades ? elles font pendantes.

L’homme seul a un visage fn6), les autres animaux n’ontqu'une bouche ou un rostre (117). Plusieurs ont un front; maisil n’y a que l’homme en qui il annonce la tristesse ou la joie,Taménité ou la colere; en un mot, c’est l’ame (118) qui lui im-prime en quelque forte ses moindres mouvements. Les sourcils^ eiise fronçant tous deux ensemble ou alternativement, les font con-noître en partie. De plus, ils marquent très bien si nous accordonsce qu’on nous demande , ou si nous ( 119) le refusons. L’orgueil afa source ailleurs ; mais son siégé est dans les sourcils : il prend

que Pline donne souvenr le nom derojlrum à l’avant-face des quadrupedes& des poissons; témoin roftra cervo- :rum 3 1. Cj , au commencement du cha-pitre 32. ; & rqflra tursionum & canicu-larum a livre 9 , derniere phrase du

Clî. c).

(118) J e i; S au texre ^ avec J a pj u _P al J es ^Hufcuts, in animo sensus

Torne IK

ejus, & non pas in ascensu ejus super-cilia avec les Editeurs. Cependant lesecond manuscrit royal porte seyerita -tis index in ascensu ejus ; ce qui offreauffi un sens très raisonnable.

(119) Je lis, avec les manuscrits,negamus an annuimus l c’est contre leurautorité que Frobenius retranche lemot an. -n.- . - ' ’

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