HISTOIRE NATURELLE, LIV. XI. Z/f
l’u ne à droite, Lc l’autre à gauche, qui sont percées d’un petittrou longitudinal, par lequel ces animaux injectent leur venin,,comme le scorpion fait avec son aiguillon (114). Ceux des Ecri-vains qui ont fait le plus de recherches fur ces matières, disentque ce venin des serpents n’est autre chose que leur fiel (21 5),qui, du foie, est conduit dans la bouche par de petites veinessttuées fous l’épine. Quelques-uns prétendent que,des dents duserpent, une feule est venimeuse, &c que, comme elle est crochue,elle sc renverse quand l’animal imprime fa morsure. D’autres pen-sent même qu’alors elle tombe ; mais ils se figurent qu’elle revientensuite: ils prétendent qu’elle est facile à arracher, Le que les ser-pents que nous voyons manier aux bateleurs n’ont point cettedent. Ils disent aussi que les scorpions ont une semblable dentà la queue, Lc même que la plupart en ont trois. Les dents dela vipere font enfoncées dans fes gencives, Sc elle répand sonvenin (116) dans les morsures, au moyen de la pression de fesdents contre leurs alvéoles. Les oiseaux n’ont point de dents ,excepté la chauve-fouris (217). Entre les animaux fans cornes,le chameau est le seul (218) quin’ait point de dents de devant àla mâchoire supérieure. Aucun des animaux (z 19) cornus n’ales dents faites en forme de scie. Les colimaçons ont des dents ;Sc, ce qui le prouve, c’est que même les plus petits d’entre euxrongent la vigne. A l’égard des poissons marins, je ne conçoispas fur quoi on a pu juger que les crustacées Sc les cartilagineuxen ont en devant, Sc que les hérissons en ont cinq. L’aiguillondes infectes leur tient lieu de dents. La denture du singe ressem-ble à celle de l’homme. L’éléphant a dans la bouche quatredents (220) qui lui fervent à mâcher; en outre il en a deuxautres qui lui sortent hors de la bouche, lesquelles, dans le mâle,font recourbées vers le haut, Sc, dans la femelle, font (221)
de 1 éléphant femelle avec celles de dirigees de haut en bas : Kxra> m1 éléphant mâle. 11 dit seulement que cí'ovltç lìxÍTrisa-tv , deorsum autem dentisces défenses, chez ia femelle, sent vergunt.